Spincase – Mission Descoings : Cartographie des retombées en ligne – Semaine de remise du rapport Descoings (2-5 juin)

Posté le 29 juin 2009 par Julien Rivet dans la catégorie : Chez Spintank
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Le 2 juin, Richard Descoings a donc remis au Président de la République son rapport de préconisations pour la réforme des lycées, et la blogosphère a largement repris l’information. Quelles ont été les retombées en ligne ?

Un petit point sur la méthode. Pour cartographier les retombées en ligne, nous avons utilisé l’outil de cartographie du web social de nos amis de chez Pearltrees. Il permet une représentation claire et dynamique via la navigation par « perles » successives. Quand elle est déroulée entièrement, la carte dessine un arbre rempli de connexions. Nous reviendrons dans un billet ultérieur sur l’usage que nous imaginons faire de Pearltrees.

Nous avons organisé la carte autour de trois communautés : la communauté éducative, la communauté actu-débat public, et la communauté NTIC. Pour chaque communauté, nous avons subdivisé la carte en trois « sous-perles » : les avis positifs, négatifs, et neutres.

On peut tirer plusieurs enseignements de ces retombées en ligne :

  1. Les retombées s’organisent équitablement entre les communautés éducation et actu-débat, avec une hausse du nombre d’expressions de cette dernière par rapport à l’ordinaire
  2. Il y a eu de nombreuses reprises et liens vers le rapport complet sur les sites d’actu-info en ligne, ce qui constitue la majeure partie des retombées
  3. Les avis négatifs dans la communauté éducative sur le contenu du rapport sont très isolés dans la masse des retombées, au contraire des avis positifs
  4. Les blogueurs politiques sont tendanciellement plus sceptiques, mais sans vraiment montrer une farouche hostilité au rapport de la mission menée par Richard Descoings

Pour voir la carte dans son intégralité, c’est par ici, ou sur la perle ci-dessous. Cliquez sur les différentes perles, et la carte s’animera sur votre écran !

Séquence webpolitique

Posté le 23 juin 2009 par Nicolas dans la catégorie : Chez Spintank
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Nous recevions chez spintank, la semaine dernière, Garett Graff, editor au magazine Washingtonian, et spécialiste des relations entre technologies et politique. Garett avait été de la première équipe d’Howard Dean, contribuant fortement à son développement en ligne, et un des fondateurs d’Echoditto, une des sociétés leader du conseil en social media aux Etats-Unis, qui a notamment accompagné Mother Jones, dans une nouvelle version exemplaire (avec l’inévitable blog de Kevin Drum). Rencontre intéressante, de partage sur ce qu’est le web en politique, de ce côté comme de l’autre de l’Atlantique, et discussion critique et réaliste sur les projets de e-government de l’administration de Barack Obama.

“we.gov”, c’est justement le thème du Personal Democracy Forum, la messe annuelle de l’internet politique, qui se tient lundi et mardi prochains à New York. Au menu, des gourous du web, des retours d’expérience de campagnes politiques, des retours sur le journalisme à l’heure du web, et beaucoup de rencontres. Nous en serons, avec une couverture en direct sur twitter, et quelques billets de compte-rendu ici.

Enfin, jeudi matin, j’interviens dans le colloque “Droits et Libertés dans la société numérique“, organisé par le Centre d’Analyse Stratégique, à l’invitation de Nathalie Kosciusko-Morizet. L’entrée au colloque est ouverte sur inscription, cela dure la matinée, et le sujet sera d’actualité.

Séquence politique, chez spintank, donc, dans la foulée des élections européennes. Avec en ligne de mire permanente cette question : qu’est-ce que les usages politiques du web peuvent apprendre aux autres organisations ?

Le classement des politiques sur Twitter - mai/juin 2009

Posté le 17 juin 2009 par Nicolas Gosset dans la catégorie : Sur le Web
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Après la campagne des élections européennes, et suite aux panorama du mois d’avril, il est temps de faire un nouveau point sur la présence de nos hommes et femmes politiques sur le réseau Twitter.

Peu de changements majeurs ces temps ci. Quelques arrivants (Alain Lambert, Christophe Béchu, Jean Jack Queyranne), quelques stagnations ou manque d’activité de la part de certains politiques, et des confirmations de tendance : Nathalie Koziusco-Morizet s’envole, un peloton disparate de leaders reste, Daniel Cohn-Bendit sort du lot dans la foulée du 7 juin. Et quelques politiques non candidats aux européennes se sont lancés.

Illustration : If Kim Jong-il was on Twitter… (via Digg)

Après le débat lancé à la suite de notre premier classement, nous en publions deux. Le premier prend comme critère l’audience de chaque politique (la taille de son réseau), le second prend en compte leur “présence” sur le réseau Twitter, c’est à dire le nombre de fois où leur nom d’utilisateur est cité dans les 10 derniers jours. Contrairement à l’initiative de l’agence Burson Marsteller pour son site de monitoring TweetElect09, nous avons pris en compte l’ensemble des messages publiés, pas seulement ceux qui contenaient un hashtag. Notre méthode inclue donc les utilisateurs les moins technophiles, qui sont de plus en plus nombreux.

Méthodologie : les comptes ont été analysés entre le 12 et le 16 juin 2009, nous avons utilisé le moteur de recherche de Twitter pour mesurer la présence et le site Tweetstats, pour évaluer l’insertion dans la conversation (le % de @)

Classement par audience (nombre de followers)

1. Nathalie Kosiusco Morizet - 4051 Followers - 152 Messages - 32% de @

La Secrétaire d’Etat chargée de la Prospective et du Développement de l’économie numérique continue de caracoler en tête de notre classement, avec plus de 4 000 followers. Sur son compte, elle parle de son activité de ministre : rencontres, séances de travail à l’Assemblée nationale, messages de mobilisation pour les européennes… Elle s’y exprime aussi sur des sujets plus privés : commentaires sur la météo, conseils de lecture ou de restaurants. Clefs du succès : une appréhension personnelle de l’outil, une réelle abondance de publication, et une interaction (oui, la Ministre prend le temps de répondre à certains messages, ce qui en fait quasiment une exception, quand la plupart de ces collègues sont dans l’émission pure et simple d’information). L’écueil associé, c’est parfois l’impression de plus lire une geekette-écolo qu’une ministre, mais ce ne doit, après tout, pas être si éloigné de la vérité…

2. Benoit Hamon - 1496 Followers - 165 Messages - 11% de @

On retrouve dans les messages du porte-parole du parti socialiste le même style que lors de ses discours ou de ses passages médias. Benoit Hamon tweet relativement peu, et transmet humeurs (parfois sombres, ou qu’on sent mauvaise) et agenda. En suivant ces messages Twitter, on a parfois du mal à imaginer à quoi correspond son activité d’homme politique. On s’étonne de ce qu’il ait été aussi peu disert et prosélyte pendant la campagne européenne (à l’image de son blog) : faut-il y voir un indice de son échec électoral ? Que Benoît Hamon positive : avec une utilisation plus forte des liens, un peu d’ouverture aux autres et un peu d’entretien de son réseau, il pourrait devenir le premier politique sur Twitter en peu de temps, et bénéficier de l’attention de plusieurs milliers de personnes.

3. Vincent Peillon - 1414 followers - 73 messages - 4% de @

A l’inverse de Benoit Hamon, le député européen joue collectif sur son Twitter, il y parle beaucoup de ses rencontres, et de ses déplacements (médiatiques ou politiques). Un peu plus de variété dans les contenus, et de personnalisation, serait sans doute bienvenus (cela sent un peu trop le twitter tenu par l’assistant-e). Spintank félicite le député européen fraichement élu : l’image de fond de son twitter, qui l’annonçait “député européen, Sud-Est”, depuis trois mois, correspond enfin à la réalité.

4. Michel Barnier - 1197 followers - 83 messages - 4% de @

Pas de commentaires sur le compte de notre client. Le silence post-élections a été regretté par certains. Le challenge sera de transformer le Twitter d’un candidat en celui d’un député européen de plein exercice.

5. Daniel Cohn-Bendit - 1139 followers - 25 messages - 0% de @

La figure emblématique de la liste Europe Ecologie profite du bruit généré par sa liste en fin de campagne, malgré son faible niveau d’engagement sur la plateforme (8 messages en mai), son audience a doublé en moins d’un mois. un signe, parmi d’autres, du fort intérêt suscité par le leader des verts. Un peu plus de fréquence, et la même liberté de ton pour rendre compte de l’actualité européenne, et “Dany le vert” a tout pour devenir une star de l’espace public numérique

6. Laurent Wauquiez - 1047 followers - 172 messages - 9% de @

7. José Bové - 433 followers - 322 messages -9% de @

8. Laurent Fabius - 360 followers - 42 messages - 0% de @

9. Gérard Collomb - 346 followers - 131 messages - 0% de @

10. Catherine Trautmann - 342 followers - 96 messages - 0%

11. Harlem Désir - 318 followers - 81 messages - 0%

12. Romain Blachier - 294 followers - 2668 messages - 39%

13. Anne Hidalgo - 290 followers - 156 messages - 13% de @

L’adjointe au marie de Paris passe de la 24ème à la 13ème place. Elle a publié plus de 120 messages depuis notre dernier classement. Sur son compte, on peut suivre son action à la mairie de Paris, beaucoup de liens vers son blog mais aussi vers des sites d’acteurs institutionnels ou associatifs. Tout comme N.Kosiusco-Morizet, une part importante de ses messages ( + de 10%) sont des réponses à d’autres twitterers. Anne Hidalgo est une des rares politiques à faire un usage complet de la plateforme (liens, photos, réponses…), cela explique son succès.

14. Jean Luc Bennahamias - 249 followers - 60 messages - 6% de @

15. Jean-Paul Huchon - 246 followers - 30 messages - 3% de @

22. Alain Lambert - 115 Followers - 70 messages - 34% de @

Inscrit depuis le 2 juin, Alain Lambert, familier du web social et pionnier des (bons) blogs politiques, est très actif sur twitter : commentaire sur l’actualité, réponses, jeux de mots… Le sénateur retrouve les clefs du succcès d’un media social, qu’il avait déjà expérimentées sur son blog : abondance, engagement personnel, mise de plain pied avec son lectorat, ouverture et liens. On attend avec impatience des liens sur la LOLF depuis twitter : ce serait une première ! Alain Lambert cherche même à monter un réseau de parlementaires sur Twitter. Pourquoi pas une sorte de TweetCongress français ?

Le classement complet

Le classement de présence

Combien de fois les noms d’utilisateurs des politiques ont été cités dans les 10 derniers jours ?
1. Nathalie Koziusco Morizet : 223

2. Benoit Hamon : 178

3. Alain Lambert : 75

4. Daniel Cohn-Bendit : 60

5. Laurent Wauquiez : 43

6. Romain Blachier : 31

7. Anne Hidalgo : 14

8. Michel Barnier : 8

9. Sandrine Bélier : 5

Si les deux premières places de ce classement correspondent à celui de l’audience, on observe des différences : Alain Lambert, avec moins de 200 followers, a déja créé son réseaux autour de lui, ces messages sont repris, et on l’interroge pour avoir son avis sur tel ou tel sujet. A l’inverse, Vincent Peillon, avec près de 1500 followers n’est présent que dans 3 messages ces 10 derniers jours… pour améliorer cela, nous recommandons au professeur de philosophie de plus dialoguer avec son audience, mais aussi de s’emparer des sujets qui font débats sur internet, comme la loi Hadopi ou les troubles en Iran par exemple.

Campagne des européennes. 1. la création

Posté le 15 juin 2009 par Nicolas dans la catégorie : Sur le Web
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C’est parti pour une petite série de billets de debriefing post-élections européennes, pour prendre du recul sur ce qui s’est passé. Commençons par le léger, le sympathique, la création.

En France, dans une élection, la communication dispose traditionnellement de peu de moyens de créations. C’est évidemment une illusion partielle : rien n’interdit à toute campagne d’embrasser le potentiel infini du web pour produire, ou inciter ses soutiens à imaginer des tonnes de supports créatifs pour valoriser son message. C’est juste que les contraintes pesant sur la communication politique ont longtemps pesé sur les équipes de campagne, qui se concentraient essentiellement sur la production d’un discours, à destination des media, et des meetings.

Dans cette campagne, l’exercice créatif s’est essentiellement porté sur les vidéos. Vidéos officielles, donc, et vidéos “virales”, en ligne. Le reste de la production a été mou. Affiches atones, pas de signature de campagne marquante, pas de site web original…

La tendance marquante, dans les vidéos, c’est l’impact du web sur la création. De fait, la plupart des vidéos ont emprunté aux codes nés dans l’espace public numérique, pour les transposer dans leurs spots officiels de campagne, diffusés à la télé (et sur le web).

Ainsi, par exemple, le front de gauche a emprunté aux codes des clips en motion design, qu’on voit fleurir (jusqu’à l’écoeurement, tant chaque mode donne lieu à trop de répétition, en ligne). Signes typographiques, apparition de figures papier, symboles sur le discours, c’est l’ère du post-powerpoint, la pédagogie appliquée aux écrans. Un peu désincarnée, toutefois, quasi virtuelle, mais véritablement créative et détonnant par rapport aux codes habituels de communication du Parti Communiste.


Front de Gauche - Film officiel 1
envoyé par frontdegauche. - Regardez les dernières vidéos d’actu.
Europe Ecologie a aussi utilisé ce code de la vidéo animée : le spot de campagne officiel adoptait un motion-design léger, et format d’aquarelles et illustrations qui montrent un emprunt un peu lointain aux codes du web. Reste que l’on a enfin compris que de simplement montrer des personnes parlant, et des faux micro-trottoirs ne faisait pas office de vidéo officielle.
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L’autre code largement répliqué, c’est le lipdub. Le lipdub, contrairement à ce que croient beaucoup de personnes travaillant dans des agences de communication, n’est en rien un phénomène “né sur le web, comme les lolcats ou les vrais dubbing de chansons par webcam. Le “lipdub”, terme exclusivement français, croit imposer des figures (”one take”, dans un bureau, etc…). Il a inspiré plusieurs spots de cette campagne. Deux ont émergé. Celui d’Europe Ecologie, qui a joué la carte participative, pour monter une chanson sympathique, sortant largement des soi-disant canons du genre. Le résultat est engageant, et très motivant pour le réseau, qui a trouvé un véhicule simple pour transmettre ainsi son énergie à son réseau proche. Le résultat, toutefois, reste assez décevant en nombre de vues, avec 75000 passages sur dailymotion. L’essentiel était de motiver les troupes.
L’autre lipdub qui a eu du succès, involontairement, c’est celui de l’UMP, avec la désormais voix de Xavier Bertrand doublant celle des militants du siège de l’UMP. Erreur manifeste, le film a été beaucoup raillé et critiqué, par son aspect uniforme, et une réalisation qui tendait à la réplication d’un genre plutôt couru dans les écoles de commerce et au MEDEF que dans les milieux populaires. Mais nous ne nous étendrons pas dessus. 27000 vues seulement, malgré les railleries : le bad buzz a été limité (et sans doute lié au peu d’intérêt qu’ont pu générer ces élections).
Enfin, le PS a fait son lipdub, fait d’une belle mixité de personnes sans grand enthousiasme lisant leur texte à la suite les uns des autres. Avec, comme il se doit, des fonds ou premiers plans très flous, avec caméra légèrement onscillante. Pas de musique, en revanche. L’essentiel est de donner quelques gages de “vrais gens” dans la rue.
Enfin, dernier emprunt au web : la parodie de Mozinor, tentée avec succès par Libertas. Série de clips humoristiques sur l’Europe, caricaturée dans des “bullocrates”. On ne sait au juste si cela a servi à quelque chose, tant le score de Libertas est resté faible, et le niveau de critique peut-être trop fondamental, ou passé, pour remporter un succès en période de crise ? L’essai a toutefois été intéressant, dans sa récupération de codes créatifs vraiment issus du web.
Les vidéos de Libertas, récréatives, bien réalisées, auront été un succès, avec un joli total de vues, assez peu éloigné du nombre de voix dont aura disposé l’alliance Villiers-Nihous-Ganley. Ciblage sans doute raté, en revanche, le registre ciblant les jeunes, qui n’auront pas adhéré suffisamment pour juger utile de se déplacer.
Libertas n’y est d’ailleurs pas allé avec le dos de la cuiller, sur le web, dans une campagne très marquée par le style de son conseiller, Arnaud Dassier, qui a importé une flopée de techniques américaines, essentiellement centrées autour du marketing direct téléphonique, et du negative campaigning permanent. La greffe ne semble pas avoir pris : on peut sans doute s’en réjouir, un succès ayant probablement appelé les prochaines élections à une surenchêre dans la caricature…
C’était l’essentiel. Motion-design, lipdub, mozinor. Quelques spots mineurs à côté, de militants ou mouvements de jeunes, qui ne renouvelaient pas beaucoup leurs genres. la reprise de codes reste assez limitée : on n’était pas dans une élection longue, où un axe créatif a le temps de se développer, d’être repris et réapproprié par les soutiens et amis, transmis, et émerge.
C’est un des faits majeurs, d’ailleurs, et un enseignement lourd : le temps d’une élection change, devenant plus élastique. Il faut démarrer tôt, installer un univers, créer un réseau, tester des messages, pour tendre de plus en plus en arrivant au but. C’est le succès d’Europe écologie dans cette élection. C’est aussi celui de Michel Barnier, avec qui nous avons eu le plaisir de construire un réseau actif, centré sur le fond.
Quelles créations chez spintank, dans cette campagne ? Essentiellement une, finalement. Un hommage de fin de campagne au réseau constitué, et actif, sur iledefrance2009.eu, que nous avons réalisé en très peu de temps et de moyens, pour transmettre l’énergie, palpable au coeur du réseau de militants. Cela a donné ce petit clip.

Quelques nouvelles de Spintank

Quelques nouvelles de l’agence avant l’été. Deux projets viennent de passer des étapes majeures, d’autres naissent.

Lycée pour tous

Le 20 mars, Lycée pour tous ouvrait. Le 2 juin dernier, Richard Descoings a remis son rapport sur le lycée au Président de la République. Ce rapport est avant tout le fruit de cette grande écoute du terrain. 80 tables rondes ont été organisées, dans 76 départements, avec en filigrane la plus grande d’entre elles, celle du web. En un peu plus de deux mois, le site a accueilli plus de 500.000 visites. Chacun pouvait venir proposer, commenter, noter les idées des autres, professeurs, personnels, parents d’élève, lycéens. Le volume de cette consultation en fait une des plus importantes qui ait été menée sur un sujet de politique publique en France (et même en Europe). Elle a mêlé terrain et web dans une logique commune. Et la qualité a été au rendez-vous, avec de nombreux débats argumentés, jamais hostiles.
Le dialogue se poursuit sur Lycée pour tous, vos remarques, critiques et questions à Richard Descoings y sont les bienvenues. La suite devrait intervenir rapidement. Pour spintank, ces deux mois et quelques de consultation ont été intenses, passionnants, et riches d’enseignements sur ce qu’est une consultation qui marche.


Les élections européennes

Dimanche dernier, un tout petit peu plus de 40% des électeurs français se sont déplacés pour élire leurs députés européens, avec les résultats que l’on connait. Cette campagne a été jugée atone, en retrait. Nous pensons qu’elle a été riche. Évidemment, ce n’est pas une campagne présidentielle, évidemment, l’affrontement et le grand débat n’a pas vraiment eu lieu. Mais cette campagne, qui était la première grande campagne électorale post Obama, a été intéressante, pour ce qu’elle a appris sur le rôle du web, sa cristallisation, son utilisation par les partis. Accompagner la liste qui a effectué le meilleur score de ces élections a été une expérience dense et, là encore très riche d’enseignements.

Nous allons revenir sur cette campagne et le rôle du web dans une série de billets, le temps de laisser reposer notre expérience.

En attendant, aujourd’hui ouvre chez spintank un nouveau projet de consultation. Dont nous espérons vous donner des nouvelles très bientôt…