Le classement des politiques sur Twitter – juillet 2009

Posté le 7 August 2009 par Julien Rivet dans la catégorie : Sur le Web
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Stop, Or I’ll Tweet… (via Digg)

C’est le mois d’août, mais Twitter ne prend pas de vacances, et Spintank non plus. D’ailleurs, nombreux sont les hommes politiques à partir en congés pour ce mois d’août, et plus généralement à faire relâche sur le tweet depuis le mois de juillet. Si l’actualité politique se refroidit à mesure que la température grimpe, ils n’oublient pas d’emmener leur BlackBerry ou leur iPhone pour faire partager à leurs followers leurs vacances, passant d’une logique de présence officielle à une logique de présence beaucoup plus légère et intime : Benoît Hamon a conté son périple au Danemark, tandis que NKM et Alain Lambert échangeaient un paso doble twitterien sur le charme du Cotentin.

Six petits nouveaux sont arrivés sur Twitter depuis notre dernier classement : Jean-Luc Romero, conseiller régional UMP, Nathalie Griesbeck, députée européenne MoDem, et Thierry Legac, conseiller municipal UMP d’Asnières, avaient échappé à notre vigilance les derniers mois ; Jean-Pierre Chevènement, Jérôme Peyrat, directeur général de l’UMP, et Nicolas Perruchot, député Nouveau-Centre (une nouvelle famille politique sur Twitter !) ont créé leur compte ce mois-ci.

En ce qui concerne la méthodologie du classement, elle ne change pas par rapport au mois dernier : les comptes ont été arrêtés au 31 juillet. Nos outils sont toujours les mêmes : le moteur de recherche de Twitter pour évaluer la présence des politiques sur les 10 derniers jours et Tweetstats pour mesurer le taux d’appréhension de la fonction sociale de Twitter (% de @).

Les faits marquants du mois

Deux faits marquants sont à noter au cours du mois. Premièrement, le chat organisé par l’Express avec NKM, Benoît Hamon et Alain Lambert, a eu pour ces trois Twitteurs politiques trois incidences majeures sur leur position dans le classement : il a augmenté de façon considérable leur nombre de followers (en provoquant un afflux d’attention), leur nombre d’updates et leur taux d’appréhension de la logique sociale de Twitter (les réponses au chat étant précédées d’un @nomdelutilisateur, le nombre de replies augmente beaucoup pour chacun des trois participants).

Second fait marquant : le live-tweet de la session inaugurale du Parlement Européen le 14 juillet dernier. Deux Twitteurs politiques se sont prêtés à cet exercice d’un genre nouveau : Sandrine Bélier et Philippe Juvin. On assiste là à une prise en main de Twitter comme un outil de diffusion de l’info extrêmement rapide, puisque l’info est relayée au moment même où elle est produite. Le live-tweet n’a cependant pas provoqué un afflux d’intérêt pour les deux députés européens, qui ne progressent pas dans le classement ce mois-ci.

Toutefois, cette pratique peut donner lieu à quelques critiques. Ainsi Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle été critiquée pour son live-tweet du défilé du 14 juillet. Quoi qu’il en soit, l’usage de Twitter pendant les cérémonies officielles pose la question du protocole : quelle place pour l’envoi du SMS (version Sarkozy) ou du tweet (version NKM) quand le politique est en fonction officielle ?

Classement d’audience

#1 NKM – 6931 followers – 333 messages – 50% de @

#2 Benoît Hamon – 2917 followers – 333 messages – 32% de @

#3 Daniel Cohn-Bendit – 2159 followers – 25 messages – 0% de @

La progression de Dany Cohn-Bendit semble reposer uniquement sur l’attraction du nom et sur l’effet des récentes européennes. En effet, le député européen se démarque par une appréhension de l’outil très étonnante à ce niveau-là du classement : 25 tweets en 6 mois et aucune démarche dialogique engagée avec les autres utilisateurs de Twitter.

#4 Vincent Peillon – 1963 followers – 82 messages – 5% de @

#5 Laurent Wauquiez – 1618 followers – 205 messages – 9% de @

#6 Michel Barnier – 1551 followers – 87 messages – 5% de @

#7 Alain Lambert – 1412 – 991 tweets – 59% de @

Alain Lambert, le sénateur geek et 2.0., continue d’importer les méthodes qui ont fait la réussite de son blog : un véritable intérêt pour la plate-forme de microblogging, une parfaite compréhension de la logique sociale du web, et une grande abondance dans la production de contenus : près de 900 tweets en un mois et demi ! Attention cependant, le sénateur de l’Orne est parfois aveuglé par sa technophilie, contrairement à ce qu’il a pu dire, la plateforme de microblogging ne vas pas révolutionner la communication politique, et encore moins le monde.

#8 Anne Hidalgo – 803 followers – 355 messages – 20% de @

#9 José Bové – 720 followers – 34 messages – 8% de @

#10 Laurent Fabius – 604 followers – 60 messages – 0% de @

#11 Gérard Collomb – 509 followers – 144 messages – 0% de @

#12 Harlem Désir – 462 followers – 93 messages – 2% de @

#13 Catherine Trautmann – 430 followers – 96 messages – 0% de @

#14 Jean-Paul Huchon – 375 followers – 30 messages – 3% de @

#15 Romain Blachier – 368 followers – 3077 messages – 41% de @

Le classement complet

Classement de présence

Quels ont été les Twitteurs politiques les plus cités au cours des dix derniers jours ? Pour rappel, nous ne comptabilisons que les citations qui s’apparentent à des messages personnellement adressés, c’est-à-dire celles qui sont précédées d’un @.

#1 Alain Lambert – 362 citations

#2 Nathalie Kosciusko-Morizet – 219 citations

#3 Benoît Hamon – 133 citations

#4 Romain Blachier – 78 citations

#5 Yannick Favennec – 27 citations

#6 Sébastien Séméril -22 citations

#7 Nicolas Perruchot – 14 citations

#8 Jean-Luc Romero – 7 citations

#9 Jean-Christophe Fromantin – 5 citations

#10 Daniel Cohn-Bendit – 4 citations

Ce qui ressort de ce classement de présence, c’est que la présence sur Twitter n’est en aucun cas acquise sur le « nom » du politique. Ce mois-ci, Laurent Wauquiez et Anne Hidalgo disparaissent du classement de présence, tandis que Daniel Cohn-Bendit chute largement. A l’inverse, d’autres Twitteurs politiques moins connus, tels Yannick Favennec, député UMP de la Mayenne, et Sébastien Séméril, adjoint au maire PS de Rennes, ont des taux de replies qui montrent la compréhension de la logique d’échange de Twitter. Lorsqu’on discute et qu’on échange, on est interpellé naturellement. Ce qu’ont très bien compris les trois premiers du classement depuis plusieurs mois.

Le mois prochain, la saison politique redémarre ! Spintank mettra à jour la méthodologie de son classement et sa charte graphique. N’oubliez pas de retrouver notre nouveau classement début septembre, tout beau et tout bronzé !

Spincase – Cartographie de la circulation de l’info sur Twitter : HADOPI et le Conseil Constitutionnel

Posté le 15 July 2009 par Julien Rivet dans la catégorie : Sur le Web
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Le 10 juin dernier, le Conseil Constitutionnel a censuré une partie substantielle du projet de loi Création et internet (HADOPI). L’annonce a eu lieu officiellement à 17h. Elle a naturellement circulé en ligne de manière ultra rapide, empruntant notamment l’espace le plus naturel pour la diffusion publique d’infos : Twitter.

Après la représentation des retombées de la mission de Richard Descoings sur les lycées, nous avons relevé et étudié dans le détail la circulation de cette information précise, dans les heures autour de la décision du Conseil Constitutionnel. L’objectif : comprendre la dynamique de diffusion de l’information, d’amplification, isoler les différentes étapes, et identifier les acteurs-clefs de cette diffusion. Saisir, aussi, l’impact des mécaniques propres à Twitter, et notamment la fonction de « retweet » (RT).

Un petit point méthode tout d’abord. Nous utilisons Pearltrees de manière différente cette fois-ci, en réalisant une carte dynamique des tweets et des liens qu’ils entretiennent. De cette manière, nous pouvons à la fois nous rendre compte du bruit généré par l’annonce de la censure d’HADOPI, et de la manière dont l’info circule, est amplifiée à l’écho. Nous pouvons également identifier les nœuds de réseaux. On peut enfin avoir une vue privilégiée du cheminement de l’info : Twitter favorise-t-il le circuit court tweet-retweet, ou tweets isolés, ou bien peut-il propager une information en circuit long et innerver la « twittosphère » ?

Comment avons-nous réalisé la carte ?

1)      Le corpus d’étude est constitué des tweets qui ont utilisé le hashtag #hadopi. Cela ne représente évidemment qu’une fraction de tous les tweets émis sur ce sujet le mercredi 10 juin, mais une fraction déjà importante, et surtout, centrale.

2)      Naturellement, les comptes verrouillés n’apparaissant pas dans le moteur de recherche de Twitter, nous n’avons pas pu y avoir accès.

3)      Enfin, nous avons réalisé la map du mercredi 10 juin à 12h au mercredi 10 juin à 20h, de manière à mesurer le cheminement de l’information en germination (12h-17h), en déploiement (17h-19h), et en refroidissement (19h-20h)

Comment lire la carte ? La carte est organisée comme une horloge : les premiers tweets tout en haut, les derniers tweets en bas, en naviguant dans le sens des aiguilles d’une montre. Il suffit de cliquer sur chaque pearl pour dérouler les messages publiés pendant la plage horaire dédiée. Lorsqu’ils sont trop nombreux, nous les avons rangés en sous-pearls : l’heure est ainsi subdivisée en plusieurs séquençages de plusieurs minutes (cf. 17h-18h). A l’intérieur des pearls ou sous-pearls, les tweets sont organisés par heure d’émission : les premiers de l’heure en haut, les derniers en bas, en suivant encore une fois le sens des aiguilles d’une montre.

Etant donné qu’il y a beaucoup de tweets sur la map, pensez à bien fermer les pearls avant d’en ouvrir d’autres, afin de faciliter la navigation !

Focus. Un peu plus de 800 tweets ont été hashtagués #hadopi entre 12h et 20h, ce qui représente, en volume global (tweets hashtagués et non hashtagués) un nombre considérable de messages. Comme l’ont relevé certains Twitterers, la censure d’Hadopi par le Conseil Constitutionnel n’est pas parvenue à entrer dans les trending topics (mise en avant d’un sujet sur la homepage d’un compte Twitter pour signifier que ce sujet a été abordé dans les tweets un grand nombre de fois en un laps de temps réduit : phénomène du buzz), mais dans la mesure où les trending topics sont mesurés au niveau mondial, on peut soulever l’hypot hèse qu’Hadopi était à ce moment-là le sujet le plus twitté en France.

Nature des tweets

Qu’ont tweeté les twitteurs le mercredi 10 juin entre 12h et 20h ? Nous avons classé les tweets émis en trois catégories : info, analyses, et LOL.

  • Info: Tous les tweets partageant une info, accompagnée ou non d’un lien, exclusive ou non, ont été rangés dans cette catégorie.
  • Analyse: Plus à froid, les tweets rangés dans cette catégorie partagent un lien vers un blog, font la promotion d’un billet, commentent la nouvelle (typiquement: «La riposte graduée a été censurée, mais la loi est passée»)
  • LOL: Le fail Hadopi a été largement critiqué, moqué, ou tweeté avec une joie intense et communicative: tous les tweets satiriques, moqueurs et parodiques ont été classés dans cette catégorie.

De 12h à 16h, le faible volume de tweets favorise la circulation d’informations exclusives. L’annonce est encore en germination, empêchant l’analyse et la satire de se déployer sur Twitter.

De 16h à 17h, l’annonce de la censure se fait plus précise, et les analyses du scoop à venir commencent à être tweetées, mais l’on reste majoritairement dans la publication d’informations.

De 17h à 18h, le rapport s’équilibre : la publication de l’annonce peu après 17h et l’annonce de la conférence de presse de Christine Albanel un peu avant 18h entrent pour moitié dans le volume total des tweets émis pendant cette heure. Immédiatement après l’annonce, les premiers commentaires à chaud sur la décision du Conseil Constitutionnel arrivent dans le flux des tweets, tandis que le sarcasme reste encore contenu, globalement circonscrit à l’expression de tweets jouissifs sur le « fail » d’Hadopi.

De 18h à 20h, la tendance s’inverse complètement. La part des informations recule nettement dans la répartition des tweets. L’annonce de la censure d’Hadopi disparaît quasi totalement au profit des tweets reprenant des verbatims de la conférence de presse ou des déclarations de différents hommes politiques. Les analyses reculent également : les premiers billets de blog commencent à apparaître et les analyses à froid sur les suites de la décision font leur entrée dans le flux des tweets. Deux exemples : le billet de blog de Tristan Nitot (17h – 18h > 17h34 – 17h38) et le décryptage d’Henry Michel (18h – 19h > 19h31 – 19h42). Le recul de la part « info » s’opère au bénéfice de la part « LOL », qui compte pour moitié dans la part des tweets.

Au total, la circulation de l’information totalise un peu moins de la moitié des tweets émis, les analyses un quart, et les tweets sarcastiques un peu moins d’un tiers. Cela montre que Twitter sert principalement de réseau de diffusion autour de cet événement (avec d’autres usages en continu, il peut être beaucoup plus social). La part importante des tweets sarcastiques agit comme un « unificateur social » qui permet de consolider la twittosphère anti-Hadopi autour d’une idée forte à tendance mimétique : les jeux de mots sur Hadopi, l’importation du vocable geek « fail », ou la caricature des tics de langage de Christine Albanel (« Anéfé »), ainsi que d’autres traits d’esprit, participent de cette propagation du mème langagier.

Bouche-à-oreille ou paroles individuelles ?

Twitter est-il en mesure de servir de réseau de diffusion de l’information autonome d’utilisateur à utilisateur, ou est-il dépendant de sources d’information mainstream ? C’est une question fondamentale à laquelle l’étude de cas de l’annonce de la censure d’Hadopi permet de donner des éléments de réponse.

Nous avons choisi d’étudier le ratio entre ce que nous appelons les « prises de parole » (un tweet publié de manière autonome par un twitteur qui ne tient pas l’information qu’il diffuse du réseau Twitter) et les RT, qui permettent de suivre la circulation de l’information à l’intérieur du microcosme de Twitter.

De 12h à 16h, la part de RT dépasse celle des prises de parole. Ceux qui détiennent l’information encore à l’état de rumeur la partagent, et commencent à être retweetés, comme Guillaume Champeau. De 16h à 17h, l’imminence de l’information accroît encore la prépondérance des RT sur les prises de parole individuelles : dans la mesure où l’annonce de la censure est encore à l’état de supposition, Twitter sert de relais d’information, en mode rumeur autour de quelques leaders d’opinion (Guillaume Champeau, Samuel Laurent, Maelis Jamin-Bizet).

A partir de 17h, le bruit s’amplifie. Les prises de paroles s’amplifient également : 300 prises de paroles avec un hashtag #hadopi. La publication de l’information sur les sites des grands journaux diminue alors l’importance des passeurs d’info. Dans cette architecture de la circulation de l’info, le circuit court est privilégié, même si quelques exemples de circuits longs sont à noter (mais ils concernent des retweets uniques de retweets uniques, impliquant donc moins de personnes).

A l’inverse, la publication d’informations nouvelles s’accompagne d’une reprise d’écho qui fait émerger une organisation en liens et fait sortir du schéma global de juxtapositions de prises de paroles isolées. Plusieurs exemples : l’annonce du concert gratuit contre Hadopi du 15 juin par Fabrice Epelboin génère de nombreux retweets (17h – 18h > 17h06 – 17h09 > Fabrice Epelboin), comme la publication par Zetwitte du communiqué officiel du Conseil Constitutionnel (17h – 18h > 17h42 – 17h45).

La structure des canaux de circulations corrobore cette vision : la majorité des retweets se fait en circuit court (tweet-retweet). Lorsque la diffusion de l’information s’étend à 3 ou 4 degrés de retweets, l’information est partagée par un nombre décroissant de twitteurs à mesure qu’elle se diffuse. Sur la map, il n’y a aucun exemple de diffusion d’une information par arborescence (un tweet, 2 RT, puis 4 RT au second degré, etc), qui permettrait de conclure que Twitter est en mesure de se structurer en un véritable réseau de propagation d’informations publiées par les twitteurs eux-mêmes.

Twitter, démocratie ou aristocratie ?

Tout twitteur peut-il être le point de départ d’un circuit d’information ? La question en amène une seconde : la prolifération d’une info dépend-elle de sa nature ou de l’autorité de son émetteur ?

Sur la map, l’impact d’un tweet dépend moins de l’information qu’il contient que du statut de celui qui l’émet. A publication d’information identique, le nombre de retweets varie de zéro à plusieurs. Parmi les 300 prises de positions individuelles émises entre 17h et 18h, seules 21% sont retweetés. Parmi les messages retweetés, 57% ont un RT unique, et seulement 20% sont amplifiés par un large écho (à partir de 3 retweets).

Ceux dont certains tweets sont immédiatement colportés à un large écho disposent d’une forme d’autorité numérique : Guillaume Champeau de Numérama, Samuel Laurent, journaliste au Figaro.fr et bien inséré dans la blogosphère geek ou Tristan Nitot, de Mozilla Europe :

L’autorité d’un twitteur dépend également de l’étendue de son auditoire numérique : plus le nombre de followers est grand, plus l’écho a de chances de se produire et de faire du bruit. Guillaume Champeau, en dépit d’un statut privilégié qui lui permet de détenir des informations exclusives, dispose d’un nombre de followers relativement réduit (160 followers au 10 juin). A l’inverse, la blogueuse Maelis Jamin-Bizet, qui ne fait pas partie des « institutionnels » d’Hadopi, a été largement retweetée avant 17h grâce à l’étendue de son réseau (354 followers au 10 juin) :

Cela rappelle curieusement l’étude publiée au début du mois de juin par le blog d’Harvard Business et concluant que 90% des tweets étaient émis par 10% des utilisateurs. Alors, existe-t-il une aristocratie du tweet ? Le cas d’Hadopi montre en tout cas clairement que des autorités thématiques sont identifiées, et qu’elles vivent numériquement de l’impact de leurs publications.

Pour voir la carte, cliquez ici.

Spincase – Mission Descoings : Cartographie des retombées en ligne – Semaine de remise du rapport Descoings (2-5 juin)

Posté le 29 June 2009 par Julien Rivet dans la catégorie : Chez Spintank
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Le 2 juin, Richard Descoings a donc remis au Président de la République son rapport de préconisations pour la réforme des lycées, et la blogosphère a largement repris l’information. Quelles ont été les retombées en ligne ?

Un petit point sur la méthode. Pour cartographier les retombées en ligne, nous avons utilisé l’outil de cartographie du web social de nos amis de chez Pearltrees. Il permet une représentation claire et dynamique via la navigation par « perles » successives. Quand elle est déroulée entièrement, la carte dessine un arbre rempli de connexions. Nous reviendrons dans un billet ultérieur sur l’usage que nous imaginons faire de Pearltrees.

Nous avons organisé la carte autour de trois communautés : la communauté éducative, la communauté actu-débat public, et la communauté NTIC. Pour chaque communauté, nous avons subdivisé la carte en trois « sous-perles » : les avis positifs, négatifs, et neutres.

On peut tirer plusieurs enseignements de ces retombées en ligne :

  1. Les retombées s’organisent équitablement entre les communautés éducation et actu-débat, avec une hausse du nombre d’expressions de cette dernière par rapport à l’ordinaire
  2. Il y a eu de nombreuses reprises et liens vers le rapport complet sur les sites d’actu-info en ligne, ce qui constitue la majeure partie des retombées
  3. Les avis négatifs dans la communauté éducative sur le contenu du rapport sont très isolés dans la masse des retombées, au contraire des avis positifs
  4. Les blogueurs politiques sont tendanciellement plus sceptiques, mais sans vraiment montrer une farouche hostilité au rapport de la mission menée par Richard Descoings

Pour voir la carte dans son intégralité, c’est par ici, ou sur la perle ci-dessous. Cliquez sur les différentes perles, et la carte s’animera sur votre écran !