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	<title>Spintank</title>
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	<description>Spintank accompagne les entreprises dans leur dialogue avec l&#039;opinion en ligne.</description>
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		<title>Merci Richard</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 07:44:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vanbremeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chez Spintank]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais comment le dire, ni c&#8217;est vraiment quelque chose à écrire ici. Mais cela semble nécessaire. Richard Descoings vient de nous quitter. C&#8217;est un choc. Il a été particulier dans l&#8217;histoire de notre entreprise, l&#8217;a marquée à plusieurs &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/merci-richard/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais comment le dire, ni c&#8217;est vraiment quelque chose à écrire ici. Mais cela semble nécessaire.</p>
<p>Richard Descoings vient de nous quitter. C&#8217;est un choc. Il a été particulier dans l&#8217;histoire de notre entreprise, l&#8217;a marquée à plusieurs titres, lui a transmis de son envie, de son énergie et de sa liberté.</p>
<p>En 2009, Spintank était encore une entreprise d&#8217;une dizaine de personnes, qui fêtait son troisième anniversaire. Richard Descoings nous a fait confiance. Travailler, d&#8217;arrache-pied, avec lui, sur la mission Lycée pour tous a été une des expériences les plus marquantes pour nous. Ce furent quelques mois où nous avons appris énormément. Chaque réunion avec lui était un moment fort pour toute l&#8217;équipe. Nous en ressortions forts, reconnaissants, clairs. Nous avions compris ce qu&#8217;était le leadership, la force de conviction. Nous avons innové comme jamais et donné le meilleur de ce que nous pouvions. Nous avons construit une des consultations publiques les plus innovantes et riches qui aient été menées. Nous en étions et sommes encore fiers.</p>
<p>Je me souviens de ces longues soirées à chatter sur Facebook, comme tant d&#8217;autres. De sa clairvoyance et de sa volonté. De ce regard bienveillant et de cette voix chaleureuse. De cette attitude toujours à l&#8217;écoute, consciente des équilibres et des rapports de force, mais qui sait les faire bouger. De cette disponibilité, physiquement et virtuellement tangible, de cette ouverture au nouveau. Je crois que nous avons rarement eu un client aussi à l&#8217;écoute, tout en étant aussi sûr de son cap, ce fut un immense plaisir et un honneur de travailler avec lui.</p>
<p>Richard Descoings était un insider qui se vivait comme un outsider. Il aspirait avant tout à changer les choses. Il était libre et fort, bon, brillant et à l&#8217;écoute. Un modèle. Il le restera : à l&#8217;infinie tristesse d&#8217;aujourd&#8217;hui, nous saurons laisser la place aux traces qu&#8217;il a laissées dans la culture d&#8217;une entreprise qui aime avant tout transformer les choses.</p>
<p>Merci Richard, bravo pour tout ce que tu as fait, et merci.</p>
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		<title>Carnet de webcampagne #2 &#8211; the playlist is the message</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 12:00:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric L'Helgoualc'h</dc:creator>
				<category><![CDATA[Webcampagne]]></category>

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		<description><![CDATA[A quelques heures d’intervalle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont dévoilé leurs playlists de campagne, le premier via sa page Facebook, le second en répondant à une demande du blog Skeuds. Quatre ans après la playlist d’Obama, qui avait contribué &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/carnets-de-webcampagne-2-the-playlist-is-the-message/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1230" title="webcampagne" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2012/02/webcampagne.gif" alt="" width="815" height="150" />A quelques heures d’intervalle, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont dévoilé leurs playlists de campagne, le premier via sa page Facebook, le second en répondant à <a href="http://skeudsleblog.20minutes-blogs.fr/archive/2012/02/23/francos-hollande.html" target="_blank">une demande du blog Skeuds</a>. Quatre ans après la playlist d’Obama, qui avait contribué à construire l’image d’un candidat jeune et <em>branché</em>, les deux favoris des sondages pour la prochaine présidentielle se prêtent à l’exercice, devenu une figure imposée de la communication de campagne.</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/carnets-de-webcampagne-2-the-playlist-is-the-message/tumblr_lwh6pcwoon1r8bj5ko1_1280/" rel="attachment wp-att-1261"><img class="alignright size-medium wp-image-1261" title="kimjongildroppingthebass" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2012/02/tumblr_lwh6pcWOON1r8bj5ko1_1280-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" /></a><a href="http://www.deezer.com/fr/music/playlist/68233088" target="_blank">Sur Deezer</a>, Nicolas Sarkozy dévoile ses « classiques » : « quelques morceaux qui m’accompagnent souvent là où je vais ». Elvis Presley mis à part – le Elvis roucoulant de <em>Love me Tender</em>, pas <a href="http://www.youtube.com/watch?v=gj0Rz-uP4Mk" target="_blank">la racaille survoltée de <em>Jailhouse Rock</em></a> – on est dans le franco-français : Johnny Halliday, Julien Clerc, Calogero, Aznavour. Exit les Clash, que Carla Bruni se targuait il n’y a pas si longtemps d’avoir fait découvrir au Président. L’épouse/artiste figure bien entendu dans la liste. Ainsi que l’ami Barbelivien. Plus que la présence, en ouverture, de l’anarchiste Brassens, c’est le nom du morceau sélectionné qui prête à sourire : « La chanson de l’Auvergnat », référence subliminale et malheureuse aux déboires récents du fidèle Brice Hortefeux. C’est quoi qu’il en soit la playlist d’un candidat qui entend s’adresser au cœur des Français, avec des valeurs sûres, populaires, qui font pour la plupart partie du paysage depuis plusieurs décennies. L’équivalent sonore du clocher de village sur les affiches de Séguéla.</p>
<p>Côté François Hollande, c’est l’ouverture aux succès français et internationaux du moment [Nolwenn Leroy, Adèle], les quasi-slogans de campagne [Temps à nouveau], l’ancrage dans l’histoire de la gauche et les luttes collectives [Le Chant des Partisans par Zebda] et la prime aux compagnons de route [Biolay, Noah, soutiens affichés du candidat]. Par contraste avec celle de son adversaire, c’est une sélection plus contemporaine, plus tournée vers la jeunesse, mais aussi plus inscrite dans un camp politique.</p>
<p>Peu de chances que l’un ou l’autre des candidats écoute ces titres en boucle dans le train qui le conduit d’une étape de campagne à l’autre. Ce qui compte dans ces sélections musicales savamment dosées, c’est le choix des interprètes, des titres, des styles ou du thème des morceaux, qui finissent par dessiner un message sur la personnalité et/ou l’idéologie du candidat. L’exercice, en voie de banalisation, n’arrive pas à faire oublier le coup de maître inaugural d’Obama et fait passer ses émules français pour de simples suiveurs. Sortir une playlist, aujourd’hui, c’est juste une façon légère d’occuper l’agenda, la chose étant reprise sur la plupart des sites d’info, offrant l’occasion au Petit Journal de réaliser à peu de frais une série de clips potaches.</p>
<p>Personne n’est dupe de la démarche. Mais quand les ficelles deviennent évidentes, cette tentative de « dévoilement de soi », factice mais somme toute anodine, peut virer à la catastrophe. En atteste la mésaventure survenue à Dominique Strauss-Kahn, piégé par les caméras d’une équipe télé tandis qu’il déambulait dans les rayons de la FNAC, obéissant à un conseiller qui lui avait auparavant enjoint d’acheter un disque de Coltrane « parce que c’est du jazz », puis le single « Zidane y va marquer », carton neuneu du moment. Tentative un peu facile de montrer que l’homme est capable de grand écart entre un supposé élitisme et des goûts tout aussi supposément populaires. Le futur patron du FMI avait simplement oublié que, lors de sa conversation téléphonique avec son conseiller, il portait un micro-cravate. Les journalistes ne se sont pas gênés pour conserver la scène au montage, propulsant la séquence dans la catégorie &laquo;&nbsp;fails de com’&nbsp;&raquo;.</p>
<p><object width="814" height="611" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh0q38" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><embed width="814" height="611" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xh0q38" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" wmode="transparent" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always" /></object></p>
<p>Le web et les outils sociaux qui s’y développent étant propices à la mise en scène de soi, il n’est pas étonnant que les politiques souhaitent s’y investir pour y gagner en authenticité et faire valoir une proximité avec les électeurs. Ceux qui qui veulent en tirer le meilleur parti doivent le faire en évitant un triple écueil : succomber au suivisme et à la mode du moment ; faire semblant de maîtriser des outils dont ils ne se servent pas personnellement ; faire preuve d’insincérité manifeste, en recourant à des mises en scène tellement grosses qu’elles ne font qu’alimenter la machine à loler (les vœux d’Hervé Morin dans sa cuisine…). Le storytelling digital de campagne gagnerait à explorer – certains s’y collent déjà – les possibilités de plateformes de partage comme tumblr, voire Pinterest. Bien utilisées, elles peuvent servir aux candidats de vitrines originales pour partager en toute sincérité des contenus qui ont du sens, dans des formats nouveaux et susceptibles de créer l’attention.</p>
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		<title>Carnet de webcampagne #1 &#8211; les citoyens invisibles</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 09:00:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vanbremeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Webcampagne]]></category>

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		<description><![CDATA[  Une campagne électorale, on peut prendre ça comme une histoire de synchronisation. D&#8217;autres diraient rencontre, mais cela suppose mouvement de l&#8217;un vers l&#8217;autre. Synchronisation me parait plus juste : un candidat cherche à trouver ce qui résonne dans le &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/carnet-de-webcampagne-1-les-citoyens-invisibles/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.spintank.fr/carnet-de-webcampagne-1-les-citoyens-invisibles/carnet/" rel="attachment wp-att-1196"> </a><a href="http://www.spintank.fr/carnet-de-webcampagne-1-les-citoyens-invisibles/webcampagne/" rel="attachment wp-att-1230"><img class="alignnone size-full wp-image-1230" title="webcampagne" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2012/02/webcampagne.gif" alt="" width="815" height="150" /></a></p>
<p>Une campagne électorale, on peut prendre ça comme une histoire de synchronisation. D&#8217;autres diraient rencontre, mais cela suppose mouvement de l&#8217;un vers l&#8217;autre. Synchronisation me parait plus juste : un candidat cherche à trouver ce qui résonne dans le coeur d&#8217;un peuple, tandis que le peuple, majoritairement et longtemps, se désintéresse un peu de ces gesticulations, et y croit peu. Faut-il encore rappeler qu&#8217;il y croit peu, aux solutions qu&#8217;on lui propose, qu&#8217;il se reconnait peu dans l&#8217;affrontement mis en scène ?</p>
<p>Depuis six mois que fleurissent papiers sur cette webcampagne, on ne semble retenir qu&#8217;une chose : des dispositifs en place par des candidats et partis, dans le but, semble&#8211;t-il, de conquérir l&#8217;électorat. Nulle part n&#8217;a-t-on vu vraiment questionner l&#8217;efficacité de ces stratégies, sauf quand l&#8217;échec était trop flagrant, comme celui des Créateurs de possibles. Tout juste rigole-t-on régulièrement des #fails réguliers d&#8217;initiatives qui prêtent à rire, ou s&#8217;agace-t-on, pour mieux les reprendre, des petites phrases lancées sur twitter. La conquête de l&#8217;électorat, où est-elle, marche-t-elle ? La synchronisation entre les candidats et le peuple, par le biais des internets, se fait-elle ? Si peu, si peu.</p>
<p>Serait-ce ça, une webcampagne ? Des vidéos avec des bras qui bougent, une guerrilla de l&#8217;attention sur twitter, de la <em>riposte</em> bonne à commenter la télé, et des plateformes assorties de jolies réunions pour des journalistes en mal de sujets numériques ? Est-ce juste cette webcampagne qui est molle, faute d&#8217;un combattant ou à cause de la crise ?</p>
<p>Et si on avait oublié quelque chose, à braquer nos yeux sur les tweets de Nadine Morano, les off de Nicolas Sarkozy, les plateformes participatives qui ne sont pas là et les webséries, en attendant les inévitables plateformes parodiques ? Une composante essentielle, d&#8217;une société, mais du web, aussi. Les gens. Oui, #lesgens.</p>
<p>La prophétie de l&#8217;internet, on l&#8217;avait pourtant entendue : l&#8217;internet, c&#8217;était le retour du pouvoir des gens ordinaires. Vous savez, ceux qui ne sont plus une audience passive mais de véritables acteurs, ne reçoivent plus mais sont devenus des media à part entière. Est-ce une illusion qu&#8217;on aurait perdue ? Tout donne à le croire. Derrière l&#8217;obsession du bruit médiatique, fait désormais de ce qui se passe entre journalistes et politiques et communicants sur twitter, il semble bien qu&#8217;on ait perdu le fil de ce qui se passe du côté des électeurs. Tout juste se borne-t-on parfois à interroger, entre 36 sondages sur leur candidat préféré (aucun, disent-ils en masse, puis, à choisir, celui-ci, ou celui-là), leurs thématiques de prédilection (emploi, pouvoir d&#8217;achat en tête, quelle surprise).</p>
<p>La grande disparition de cette campagne, c&#8217;est le peuple, qui manque de catalyseurs, de visibilité. Il en reste des avatars télévisuels, qu&#8217;on a déjà connu dans toutes les campagnes précédentes :  les ouvriers des usines, grands champions, les ouvrières de Lejaby, les marins-pêcheurs, les casqués, en bleu de travail ou blouse blanche. Les gens ont été rendus à leur passé télévisuel d&#8217;anonymes.</p>
<p>Mais où est donc passé le petit peuple du web ? Comment s&#8217;expliquer que la France est le dernier pays par le nombre de fans d&#8217;hommes politiques (Sarkozy excepté, lui qui réunit des centaines de milliers de <em>fans</em> qui lui crient leur haine). Où est passée l&#8217;adresse des politiques à ceux-ci, la mobilisation de leur force, de leur capacité de transmission de pair à pair, a synchronisation avec leur quotidien, dont on sait qu&#8217;il se forme, pour 20 millions d&#8217;entre eux, dans cette conversation sur Facebook ?</p>
<p>Osons quelques hypothèses.</p>
<p><strong><a href="http://www.spintank.fr/carnet-de-webcampagne-1-les-citoyens-invisibles/chairmanmeow/" rel="attachment wp-att-1239"><img class="alignleft size-medium wp-image-1239" title="chairmanmeow" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2012/02/chairmanmeow-202x300.png" alt="" width="202" height="300" /></a>Le petit peuple du web s&#8217;est vautré dans la distraction permanente.</strong><br />
Il est perdu dans le scroll de sa timeline, fait ses courses, et partage à n&#8217;en plus finir des <a href="https://www.facebook.com/pages/PRISES-DE-CHOUX/113956335373678">photos humoristiques</a> en jouant à des jeux sociaux. Il n&#8217;en a cure de la politique, est perdu pour la cause. Soit, potentiellement vrai. Seul subsisterait alors, pour recréer du lien, le rire et le LOL, ou bien le scandale.</p>
<p>Il y a un peu de ça, sans doute. Et oui, il va falloir trouver les leviers pour entrer dans cette nouvelle économie de l&#8217;attention. On n&#8217;y est pas encore vraiment, dans le registre politique actuel. Comme si la politique était condamnée à des lipdubs ratés.</p>
<p><strong>Le mouvement politique est devenu invisible.</strong><br />
Là où le fond du web était encore visible il y a quelques années, sur les forums, les blogs, les listes de discussions, il est devenu invisible par deux effets simultanés. D&#8217;une part, une couche de bruit, sur l&#8217;écume de twitter, est devenue tellement forte que l&#8217;on ne prend plus la peine d&#8217;écouter ce qui se passe en deçà ; d&#8217;autre part, le web est devenu presque privé, l&#8217;échange se passant sur des espaces impossibles à suivre, des pages privées et des réseaux rendus obscurs. Sous le flot continu de ces tweets et statuts, nous ne voyons plus ce qui se passe dans le fond du web, qui existe toujours.</p>
<p>Il y a du vrai aussi. Ce web profond, sur lequel s&#8217;organise un échange très politique, très quotidien, subsiste. La lumière dans laquelle brille twitter, pour la presse, est autant d&#8217;ombre pour des mouvements de fond. Mais il manque actuellement à ce web profond de vraies motivations à s&#8217;intéresser à ce qu&#8217;on lui propose. Le web s&#8217;est normalisé : son urbanisme ressemble à celui de nos villes, il a ses ghettos de petites gens où l&#8217;on vient peu faire son porte à porte.</p>
<p><strong>Les politiques croient toujours que le web est un media</strong><br />
Imaginez un candidat descendant un marché et disant à tout le monde &laquo;&nbsp;je serai chez Christophe Barbier demain matin&nbsp;&raquo;. Cette scène ridicule a encore lieu tous les jours sur le web. Les candidats ne savent toujours pas parler aux français, en ligne, car ils n&#8217;ont toujours pas compris que c&#8217;est moins un media qu&#8217;un espace social. Même quand François Hollande a fait un discours aux français, au Bourget, il n&#8217;en est resté, en ligne, que des bouts destinés aux militants, mais pas aux amis des militants. L&#8217;entre-soi politique domine : on se préoccupe de plateformes militantes, mais on oublie que le principal potentiel de viralité, de transmission, ce n&#8217;est pas le porte à porte, mais le web lui-même. On ne parle pas, en ligne, au peuple.</p>
<p><strong>Ce sont les media qui ont gagné</strong><br />
En 2007, le monde politique en ligne était plus schématique, dans un registre d&#8217;opposition. Face à des media descendants, fermés, sans liens, il y avait tout un espace de libre expression et de lien, de contre-culture, de mobilisation. On l&#8217;avait bien vu en 2005. Depuis, les media (et leur ami Facebook), attirés par cette formidable propension à partager et s&#8217;étendre, ont lancé des dizaines d&#8217;initatives pour récupérer à leur profit cet échange. Ils ont réussi. L&#8217;énergie mise hier à bloguer s&#8217;est déportée sur le commentaire d&#8217;émissions. Le web s&#8217;est resynchronisé avec un agenda décidé par une poignée de professionnels. Les trending topics sont décidés par la télé, et les commentaires sur les sites media plus nombreux que ceux d&#8217;hardware.fr, section politique.</p>
<p><strong>Trop, c&#8217;est trop</strong><br />
L&#8217;hyperabondance nous a tous perdus. Chacun trouve ses refuges devant le vertige offert : le refuge obscur, la dérision, l&#8217;ajout de bruit au bruit ou la polémique salvatrice pour l&#8217;esprit, tant elle est simple à trouver. Dans le brouhaha permanent, il semble impossible d&#8217;émerger, de retrouver du sens.</p>
<p>Donner du sens, qui fait écho à des préoccupations, mais attendez, ce ne serait pas le rôle du politique ?</p>
<p>-</p>
<p>Alors, c&#8217;est ça, une webcampagne ? Est-on condamné à hurler avec les cons ou faire des jeux de mains avec ses pieds en lipdub avec des chats pour se faire entendre du web ? Et le peuple, le citoyen émancipé, que fait-il ? Est-il là, en ligne, à côté ? Peut-on lui dire quelque chose ? Etait-il une chimère ?</p>
<p>C&#8217;est avec ces questions et ces présupposés pessimistes que je vais tenter de chroniquer cette webcampagne, ici. Parce que ces questions se posent à tous ceux qui doivent penser la mobilisation de l&#8217;attention et de la préférence de leurs publics. Et que l&#8217;expérience des politiques à la recherche &#8211; molle &#8211; du peuple perdu du web est sans doute celle qu nous en apprend le plus. Surtout quand le peuple répond peu.</p>
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		<title>Deuxième labo fête son anniversaire au Tank</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 15:38:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Gosset</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le Tank]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour fêter ses 3 ans, Deuxième Labo a organisé une soirée d&#8217;anniversaire au Tank, hier soir, jeudi 2 février 2012. L&#8217;occasion de revenir avec esprit sur le lien science-société, passant par le web, de manière heureuse. La soirée était placée &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/deuxieme-labo-fete-son-anniversaire-au-tank/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour fêter ses 3 ans, <a href="http://www.deuxieme-labo.fr/" target="_blank">Deuxième Labo</a> a organisé une soirée d&#8217;anniversaire au Tank, hier soir, jeudi 2 février 2012. L&#8217;occasion de revenir avec esprit sur le lien science-société, passant par le web, de manière heureuse.</p>
<div id="attachment_1201" class="wp-caption alignleft" style="width: 594px"><a href="http://www.spintank.fr/deuxieme-labo-fete-son-anniversaire-au-tank/dsc01012_2/" rel="attachment wp-att-1201"><img class="size-large wp-image-1201" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2012/02/DSC01012_2-816x544.jpg" alt="" width="584" height="389" /></a><p class="wp-caption-text">Antoine Blanchard &amp; Elifsu Sabuncu, fondateurs de Deuxième Labo</p></div>
<p>La soirée était placée sous le signe de l&#8217;hommage à <a href="http://scientistsofamerica.com/">Scientists of America</a>, site de &laquo;&nbsp;vulgarisation&nbsp;&raquo; scientifique de très haute volée qui mérite toute votre attention quotidienne, auquel participe notamment <a href="http://hyperbate.fr/dernier/" target="_blank">Jean-Noël Lafargue</a>, professeur à l&#8217;école supérieure d&#8217;art du Havre, auteur de Processing, et auteur de l&#8217;immense <a href="http://hyperbate.fr/dernier/">dernier blog</a>, dont l&#8217;iconographie, il faut bien l&#8217;avouer, a été une source d&#8217;inspiration du site de Spintank (mais ce n&#8217;est pas là son seul mérite).</p>
<div id="attachment_1202" class="wp-caption alignleft" style="width: 594px"><a href="http://www.spintank.fr/deuxieme-labo-fete-son-anniversaire-au-tank/dsc01079_2/" rel="attachment wp-att-1202"><img class="size-large wp-image-1202" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2012/02/DSC01079_2-816x544.jpg" alt="" width="584" height="389" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-Noël Lafargue présente le nouveau site d&#39;actualité scientifique &quot;Scientists of America&quot;</p></div>
<p>Merci à tous les participants, et aux organisateurs : <a href="https://twitter.com/Lezartizz" target="_blank">Coralie</a>, <a href="http://penserclasser.wordpress.com/" target="_blank">Elifsu</a> et <a href="http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php" target="_blank">Antoine</a>.</p>
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		<title>En finir avec la dissimulation publicitaire</title>
		<link>http://www.spintank.fr/en-finir-avec-la-dissimulation-publicitaire/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:41:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Bernard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>
		<category><![CDATA[apple]]></category>
		<category><![CDATA[production]]></category>
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		<category><![CDATA[transparence]]></category>

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		<description><![CDATA[« Si vous faites la publicité d’un produit, n’allez jamais visiter l’usine dans lequel il est fabriqué… Ne regardez pas les gens travailler… Parce que lorsque vous connaissez la vérité de toute chose, la vérité vraie, consubstantielle – il est &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/en-finir-avec-la-dissimulation-publicitaire/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>« Si vous faites la publicité d’un produit, n’allez jamais visiter l’usine dans lequel il est fabriqué… Ne regardez pas les gens travailler… Parce que lorsque vous connaissez la vérité de toute chose, la vérité vraie, consubstantielle – il est très difficile d’écrire le baratin superficiel qui doit la vendre »</p></blockquote>
<p>Ainsi s’exprime Helen Woodward, la reine des concepteurs-rédacteurs dans les années 20 ; elle est citée par <a href="http://web.mit.edu/allanmc/www/ewen.captainsconsciousness.pdf">Stuart Ewen</a>, qui démontre que la publicité a, depuis son origine, dissimulé volontairement le travail. Occulter le processus de production permettait de dissocier les nouveaux biens de consommation de l’ambiance infernale des usines, voire de mieux cliver les individus entre le consommateur qui tire partie de la nouvelle société de consommation, et le travailleur qui est à son service – et qui étaient souvent les mêmes, malgré des intérêts parfois divergents.</p>
<p>Disjoindre le produit de sa production constitue ainsi l’une des clés pour lire l’histoire de la publicité – soit l’éloignement progressif de la réclame, fondée sur les mérites concrets, pour aller vers une publicité d’ambiance, détachée du produit lui-même, d’abord mettant en scène des consommateurs jouissants de la consommation jusqu’à la publicité cynique et désincarnée d’aujourd’hui, qu’il est de bon ton de dénoncer après en avoir épuisé le filon.</p>
<p>Dans le même temps, bien sûr, des militants ont lutté pour rappeler les stigmates de la production de nombreux biens : sous-traitance et exploitations des travailleurs comme des ressources naturelles, bilans carbone discutables, toxicité des composants&#8230; Mais face à la déferlante des moyens publicitaires, comment pouvaient-ils se faire entendre ? En témoigne la lutte – vaine &#8211; pour remettre l’étiquette de <em>sweatshop</em> au cœur de l’image de Nike.</p>
<p>Aujourd’hui le contexte a changé, pour deux raisons. D’abord bien sûr l’attention toujours plus forte des consommateurs aux questions de la production, en lien avec la prise de conscience environnementale ; ensuite, la démocratisation de la diffusion web, qui permet à des mouvements citoyens de peser collectivement sur les images d’entreprises, rendant la dissimulation de la production plus délicate.</p>
<p>Apple voit aujourd’hui ses bénéfices records rapportés aux conditions de production des iPhone et iPad en Chine, qui ont été rappelées dans <a href="http://www.nytimes.com/2012/01/26/business/ieconomy-apples-ipad-and-the-human-costs-for-workers-in-china.html">un article très partagé du New York Times</a> ; le fait qu’une bonne partie des incidents aient été rapportés par l’entreprise elle-même, et que son <a href="http://forums.macrumors.com/showthread.php?t=1315163">nouveau président s’empare de la question</a> ne suffit peut-être plus : <a href="http://www.lesaffaires.com/blogues/jean-francois-codere/apple-le-prochain-nike/540215">Apple-est-il le prochain Nike</a> ? Et récemment on a noté <a href="http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/12/23/linge-sale-victorias-secret-exploite-des-enfants-pour-fabriquer-sa-lingerie-equitable">le pataquès autour de la collection éthique de Victoria’s Secret</a>, peut être en coton bio mais probablement fabriqués par des enfants.</p>
<p>Les autres exemples ne manquent pas, même s&#8217;ils sont plus anciens. Ce sont les membres de Greenpeace qui <a href="http://www.france24.com/fr/20100401-greenpeace-nestle-kitkat-pub-video-virale-facebook-cyber-campage-communication-huile-palme">sabotent la page de Nestlé sur Facebook</a> avec des images de Kit Kat sanguinolents pour critiquer l’exploitation des forêts indonésiennes, et font la une des médias &#8211; c&#8217;est pratiquement la mère de toutes les crises de CM sur Facebook. C’est <a href="http://www.terraeco.net/Les-Yes-Men-detournent-la-pub-du,13214.html">la contre-campagne des Yes Men contre Chevron</a> qui pointe le litige en cours concernant les déchets toxiques laissés en Equateur, en détournant les codes d&#8217;une opération participative de bon aloi. C’est <a href="http://www.dailymotion.com/video/xf5obj_generique-de-simpsons-par-banksy-fi_shortfilms">Banksy qui  balance</a>, mettant en pleine lumière la sous-traitance des produits dérivés, au sein même du générique des Simpson, et avec la complicité cynique de la Fox…</p>
<p>Face à ces attaques souvent fondées et de mieux en mieux conduites, s’arc-bouter sur une communication publicitaire ne règle pas le problème, pas plus que de reléguer ces aspects cruciaux dans les pages « responsabilité sociale et environnementale » des rapports annuels et autres sites corporate, que personne ne consulte. Nous croyons que les marques ont au contraire tout intérêt à jouer le jeu de cette nouvelle transparence. C’est d’ailleurs parfois le cas : les ingrédients ont droit de cité sur le packaging (tels les cosmétiques sans paraben ou sels d’aluminium), la communication publicitaire s’empare des recettes de fabrication (Ben &amp; Jerry’s…), et les produits équitables gagnent du terrain.</p>
<p>Mais c’est en ligne que se construisent la réputation des produits, c’est sur le web que s’expriment les mobilisations, et c’est donc ce terrain là qui est le plus légitime pour remettre en scène la production. Ainsi Hermès propose sur sa page Facebook <a href="http://www.facebook.com/photo.php?v=431976491160" target="_blank">un plan fixe de 3 minutes montrant la technique de la piqure sellier</a> ; <a title="Twitter Richarg Geoffroy" href="https://twitter.com/#!/r_geoffroy" target="_blank">Dom Pérignon donne la parole à son chef de cave</a> (accompagné par Spintank), Ben &amp; Jerry explique le choix des meilleurs ingrédients, Alter Eco envoie avec Femme Actuelle une consommatrice de chocolat à la rencontre des producteurs de cacao … Dans la foulée des quelques précurseurs, des marques encore artisanales ou challengers, qui ont fait de leur modes de production un outil de communication, il est temps de valoriser ces pratiques plus responsables et d’en faire le vecteur d’une communication repensée. Ces quelques initiatives peuvent sembler isolées, nous faisons le pari qu’elles préfigurent un nouveau modèle de communication. Et vous, qu’avez-vous à montrer ?</p>
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		<title>Spintank ouvre le tank, nouvel espace de coworking dédié au numérique et à la communication</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 17:30:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vanbremeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>

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		<description><![CDATA[Spintank inaugure le 20 octobre le tank, nouvel espace de coworking dédié au numérique et à la communication. Le mouvement mondial du coworking est très lié à l’économie numérique, et répond à deux besoins : partager un espace, certes, mais &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/spintank-ouvre-le-tank-nouvel-espace-de-coworking-dedie-au-numerique-et-a-la-communication/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Spintank inaugure le 20 octobre <a href="http://www.spintank.fr/a-propos/le-tank/">le tank</a>, nouvel espace de coworking dédié au numérique et à la communication.</strong></p>
<p>Le mouvement mondial du coworking est très lié à l’économie numérique, et répond à deux besoins : partager un espace, certes, mais aussi permettre à des acteurs de travailler en réseau, afin d’encourager l’échange et l’ouverture.</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/spintank-ouvre-le-tank-nouvel-espace-de-coworking-dedie-au-numerique-et-a-la-communication/letank-3/" rel="attachment wp-att-1156"><img class="alignnone size-full wp-image-1156" title="LETANK" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2011/10/LETANK.png" alt="" width="652" height="284" /></a></p>
<p>Spintank, en emménageant dans de nouveaux bureaux, propose un espace de coworking dédié aux acteurs des univers du numérique et de la communication : <a href="http://www.spintank.fr/a-propos/le-tank/">le tank</a>.</p>
<h1>Le tank, c’est :</h1>
<p>Un espace de coworking de près de 200m², au 50 rue de Montreuil à Faidherbe-Chaligny. Un quartier dynamique, proche de nombreuses entreprises du numérique, bien desservi (à 5mn de 5 lignes de métro et proche du RER Nation).</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/spintank-ouvre-le-tank-nouvel-espace-de-coworking-dedie-au-numerique-et-a-la-communication/letank-2/" rel="attachment wp-att-1155"><img class="alignnone size-full wp-image-1155" title="letank" src="http://www.spintank.fr/wp-content/uploads/2011/10/letank1.jpg" alt="" width="815" height="547" /></a></p>
<p>Des bureaux sympathiques, de qualité, dans un espace favorisant la créativité et le travail des acteurs du numérique (open space sous verrière, espace lounge, nombreux endroits de micro-travail en commun). Café et thé à volonté, salles de réunion, internet très haut débit et espaces de détente sont à la disposition des tankers.</p>
<p>Des événements de partage et convivialité réguliers entre coworkers (dont des &laquo;&nbsp;after tanks&nbsp;&raquo; et des &laquo;&nbsp;prez tank&nbsp;&raquo; une fois par mois), pour nourrir l’échange et rendre le réseau prolifique pour tous.</p>
<p>Le tank, est amené à évoluer avec la participation de ses membres, et à se prolonger plus largement dans des réseaux de partage de compétence&#8230;</p>
<h1>Les premiers tankers</h1>
<p>Parmi les premières entreprises accueillies au <a href="http://www.spintank.fr/a-propos/le-tank/">tank</a>, citons :</p>
<p>- <a href="http://fr.amiando.com/">Amiando</a> &#8211; Verena Gladiator et Christiana Peuker gèrent le bureau français de la plateforme leader à l’échelle mondiale de software-as-a-service pour la gestion d’événement et la billetterie.</p>
<p>- <a href="http://www.deuxieme-labo.fr/">Deuxième labo</a> &#8211; Antoine Blanchard, Elifsu Sabuncu et Coralie Gaudet veulent «inspirer le changement science-société ».</p>
<p>- <a href="http://www.liquidliquid.com/">Liquid Liquid</a> – Avec cette « agence de communication spécialisée dans les événements, les formations et les expertises liquides », Thierry Daniel, Eric Fossard et Pierre Baussaron veulent aider à « boire moins, mais boire mieux ».</p>
<p>- <a href="http://www.mutualbenefits.net/">Mutual Benefits</a> &#8211; Pour les entrepreneurs et investisseurs de l’Internet, Yann Mauchamp réalise avec Mutual Benefits « des missions de conseil en stratégie : analyse prospective, deal-flow management, monétisation, audit opérationnel, due dilligence, création et animation d’écosystèmes, développement international ».</p>
<p>- <a href="http://robineko.com/">Robineko</a> &#8211; Robin Berjon est consultant en normalisation (standard web, XML, mobile): « élaboration de normes, aide à l’innovation, prospective, intelligence économique ».</p>
<p>Il reste quelques places disponibles au tank. Pour en savoir plus et nous contacter, c&#8217;est <a href="http://www.spintank.fr/a-propos/le-tank/">ici</a> !</p>
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		<title>Bref. Sans contenu, point de salut</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 16:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Doutrellot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>
		<category><![CDATA[analyse]]></category>
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		<description><![CDATA[On ne dira jamais assez que la question du contenu est fondamentale. Le contenu, c&#8217;est l&#8217;ivresse de la communication ! Alors, sans aller jusqu&#8217;à dire que le flacon importe peu, il faut garder à l&#8217;esprit que ceux qui voient les &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/bref-sans-contenu-point-de-salut/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On ne dira jamais assez que la question du contenu est fondamentale. Le contenu, c&#8217;est l&#8217;ivresse de la communication ! Alors, sans aller jusqu&#8217;à dire que le flacon importe peu, il faut garder à l&#8217;esprit que ceux qui voient les contenus ne cherchent pas de jolis flacons mais bel et bien l’ivresse. J’en veux pour preuve une série qui fonctionne particulièrement bien en ce moment avec un dispositif réduit : Bref.</p>
<h1>Bref. J’ai encore bloqué sur une série en ligne</h1>
<p>&laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo; c’est quoi ? Voici une série qui en à peine six semaines d&#8217;existence est parvenue à dépasser les 800 000 fans sur <a href="https://www.facebook.com/Bref">sa page Facebook</a>, et ce avec un dispositif de promotion particulièrement limité. Ce sont de courtes séquences, au montage hyper dynamique, racontant la vie d’un type lambda et ponctuées régulièrement d’un « Bref » au début et à la fin de l’épisode.</p>
<p>A peine rentré de vacances, il ne m’a pas fallu longtemps pour voir que mon flux d&#8217;actualités sur Facebook était saturé par des notifications d’amis devenus fans de la page. Au bout du troisième, je suis allé voir de quoi il retournait, j’ai regardé et depuis je suis fan, contribuant ainsi (à mon très modeste niveau) à la diffusion du phénomène. Une semaine après, quinze de mes amis étaient fans, aujourd&#8217;hui ils sont quarante-deux.</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref3.jpg"><img src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref3.jpg" alt="" width="481" height="233" /></a></p>
<p>Dans le même temps, rien d&#8217;autre qu&#8217;une publication, en moyenne, par jour sur la page, le gros du travail étant fait par mes propres amis qui publiaient sur leurs murs les épisodes de la série. Pas de publicité ni d&#8217;actualités sponsorisées, juste les mécanismes de Facebook qui fonctionnaient à plein pour promouvoir la série.</p>
<p>À la fin de la troisième semaine (moment où je me suis dit que ce serait bien d&#8217;écrire cet article), il y avait près de 80 000 fans pour 3 000 commentaires. Diffuser, reprendre, commenter, liker, ce sont les internautes qui font tout le travail.</p>
<h1>Du contenu, du contenu et puis…</h1>
<p>Pourtant, le dispositif mis en place autour de la série n’est pas très développé : il repose essentiellement sur une page Facebook dont l’animation se limite à la publication des vidéos hébergées sur <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html">la plateforme de Canal +</a>ainsi qu’à celle de statuts annonçant <a href="https://www.facebook.com/Bref/posts/142477922514714">le passage d’un palier en termes de nombre de fans</a>.</p>
<p>Il apparaît donc clairement que le contenu produit est tout entier compris dans les vidéos. Elles sont les seuls éléments mis en valeur sur la page, au détriment, d’ailleurs, des contributions des membres de la page qui ne sont pas affichées par défaut.</p>
<h1>Mais ce n’est pas que du web</h1>
<p>Première piste d’explication : &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo; est d’abord une émission de télévision diffusée à une heure de grande écoute sur une chaine grand public. Il est indéniable que cela joue sur la notoriété de la série et sa capacité à trouver un public.</p>
<p>Pour comparaison, <a href="https://www.facebook.com/60secondes">60 secondes</a>, diffusée par Arte uniquement sur Facebook avant l’été est restée relativement confidentielle en dépit de caractéristiques pourtant proches. Facebook n’est pas suffisant pour qu’une série puisse trouver son public.</p>
<p>Dans le même temps, on observe que Canal + ne s’est pas du tout appuyé sur les pages de ses autres séries du même genre pour promouvoir la nouvelle venue. À part <a href="https://www.facebook.com/GrandJournal/posts/212787185443183">un teaser</a> et <a href="https://www.facebook.com/GrandJournal/posts/279635068715898">la publication de l’une des vidéos</a> sur la page du <a href="https://www.facebook.com/GrandJournal?ref=pb">Grand journal</a>, les autres pages n’ont pas fait mention de la série.</p>
<p>Pourtant, si on regarde les pages des programmes similaires de Canal +, on se rend compte que &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo; est parvenu à les dépasser très rapidement. Seul <a href="https://www.facebook.com/OmarFredSAV">le SAV d’Omar et Fred</a> est encore au dessus en termes de fans avec un dispositif très semblable mais beaucoup plus d’ancienneté. Par contre, un page comme celle <a href="https://www.facebook.com/GuignolsInfo">des Guignols de l’info</a>, plus ancienne, est largement dépassée.</p>
<h1>Les raisons du succès</h1>
<p>On peut alors légitimement se demander ce qui fait que cette série remporte  un tel succès sur Facebook et en quoi l’espace choisi est adapté. La réponse est assez simple : identification et appropriation.</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref-.jpg"><img src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref-.jpg" alt="" width="397" height="153" /></a></p>
<p>C&#8217;est en effet l’identification qui est le premier moteur du succès de la série. Les spectateurs peuvent facilement se reconnaître dans la figure du personnage principal, ses misères et ses angoisses et les mettre en relation avec les leurs. Sur un média affinitaire comme Facebook ce type de contenu trouve donc facilement une caisse de résonnance avec le sujet qui voit ainsi sa diffusion amplifiée : « Je diffuse ce en quoi je me reconnais ».</p>
<p>L’autre élément est dans l’appropriation des caractéristiques de la série. Tout d’abord, l’efficacité du montage et la brièveté du contenu facilitent sa diffusion par leur respect des usages en ligne. Le « Bref », répété comme un mantra, et le montage reconnaissable jouent aussi dans l’appropriation des caractéristiques de la série, ce qui se manifeste notamment par <a href="http://tele.fluctuat.net/blog/50481-le-meilleur-et-le-pire-des-parodies-de-bref.html">le nombre de parodies produites</a>.</p>
<h1>Mais tout change</h1>
<p>Il est toutefois intéressant à noter que depuis quelque temps un semblant de dispositif a l&#8217;air de se mettre en place autour de la série. On a ainsi vu un compte Twitter annoncé sur la page (bien plus actif en termes d’animation et qui a atteint les 20 000 followers en à peine sept jours).</p>
<p>Par ailleurs, on note depuis quelques épisodes l’apparition de guests dont la page fait ensuite la promotion ainsi que celle des groupes dont la musique est utilisée. Difficile, en revanche, de dire pour l’instant s’il s’agit d’une stratégie mûrement réfléchie ou d’une récupération en cours de route…</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref4.jpg"><img src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref4.jpg" alt="" width="481" height="206" /></a></p>
<p>Tout cela montre que, pour simple que soit l’éditorialisation faite sur la page, elle joue sur plusieurs aspects importants pour le succès d’un contenu :</p>
<ul>
<li>Un contenu qui se suffit à lui-même, clair et explicite.</li>
<li>Un dispositif simple mais néanmoins pertinent sur l’espace choisi.</li>
<li>Une compréhension des mécanismes viraux (qui pousse l’animation à scander régulièrement le nombre de fans atteints).</li>
</ul>
<p>Un dispositif plus étudié (et on peut se demander si ce n’est pas ce qui se passe avec la création du compte Twitter) permettrait encore d’augmenter la notoriété de la série. En revanche, un bon dispositif ne rendra jamais bon un contenu, on appelle ça le buzz (voire le bad buzz) ou prendre les gens pour des c** (ce qui n’est jamais très bon sur le long terme…).</p>
<p>Bref. Tout ça pour dire que le contenu c’est ce qu’il y a de plus important</p>
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		<title>Pour dépasser la gamification</title>
		<link>http://www.spintank.fr/pour-depasser-la-gamification/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 12:03:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Arthur Jauffret</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>
		<category><![CDATA[gamification]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
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		<category><![CDATA[technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le succès rencontré par l’idée de la « gamification » est révélateur d’une période charnière et de l’entrée dans un nouveau paradigme. Il se traduit par un regard différent, par un appétit nouveau, à la fois médiatique, politique et social &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/pour-depasser-la-gamification/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le succès rencontré par l’idée de la <em>« gamification »</em> est révélateur d’une période charnière et de l’entrée dans un nouveau paradigme. Il se traduit par un regard différent, par un appétit nouveau, à la fois médiatique, politique et social <a href="http://www.gameblog.fr/news_22681_le-jeu-video-au-grand-palais-de-paris">pour les jeux vidéo</a> et soulève une question de fond : <strong>à quoi le jeu vidéo peut-il servir ?</strong></h2>
<p>Les serious games se succèdent <a href="http://www.rslnmag.fr/blog/2011/5/17/transformer-l-info-en-jeu_une-nouvelle-forme-de-journalisme_/">dans les médias</a>, les entreprises ou <a href="http://www.internetactu.net/2011/06/10/quest-to-lean-lecole-ou-lon-joue-a-apprendre/">les écoles</a>, tandis que le jeu envahit peu à peu <a href="http://www.rslnmag.fr/blog/2010/8/17/l-expo-museogames_des-joueurs-au-musee-des-arts-et-metiers/">les musées</a> et commence à s’accorder une place de choix dans les débats sociétaux.</p>
<p>En parallèle, l’idée d’une <em>« gamification »</em> du monde trouve un écho de plus en plus large : du sommet international qui lui a été dédié <a href="http://www.amiando.com/gamificationsummit.html">en janvier dernier</a>, au succès des applications de géolocalisation sur mobile en passant par des sites revendiquant s’être <em>« gamifiés »</em>, les exemples sont nombreux. <strong>Mais souvent trompeurs.</strong></p>
<h2>Des badges, des points et du business</h2>
<p>L’idée principale derrière la gamification, c’est l’introduction des <em>« ingrédients »</em> du jeu vidéo <a href="http://www.internetactu.net/2011/03/01/les-ambiguites-de-la-gamification/">dans un autre cadre</a>. Il s’agit d’étendre le jeu à la réalité, en la transformant et en récompensant les utilisateurs qui suivent les règles, par un système de points, de badges ou de statuts, qui n’ont au fond rien à envier à ce que l’on voit depuis les origines des forums.</p>
<p>Les entrepreneurs ne s’y trompent pas, et <a href="http://www.badgeville.com/">certains</a> proposent de « gaméfier » directement un site web, à l’aide <a href="http://www.bigdoor.com/">de quelques badges et de promesses</a> d’un engagement et d’un trafic sans précédent. Quel rapport avec le jeu ? <strong>A peu près aucun.</strong></p>
<p>Accumuler des points et des badges ou cliquer sur une vache à intervalles réguliers, le fameux <a href="http://www.bogost.com/blog/cow_clicker_1.shtml">« cowclicking »</a> de Ian Bogost, pourraient illustrer cette vision du <em>« jeu »</em> : il n’est plus vraiment ludique, ni imaginatif, il devient un simple argument économique et marketing pour sites et marques en manque d’inspiration. Pourtant, derrière ce détournement du jeu, se cache un véritable problème de fond</p>
<p>Ce que l’on observe en fait, c’est une <strong>déportation</strong> du jeu vidéo : face aux critiques et à l’anxiété sur le plaisir de jouer, les jeux semblent avoir abandonné leurs origines ludiques, <strong>en se rapprochant d’autres formats numériques</strong>, pour devenir des objets <em>« sérieux »</em>, commerciaux. Ces créations de la <em>« gamification »</em> ne sont plus des <em>« jeux »</em>, ce sont de nouveaux objets auxquels il reste à donner du sens. Heureusement, ils ne sont pas les seuls.</p>
<h2>Sauver le monde, ou presque</h2>
<p>En remontant aux origines de la gamification, on trouve notamment <a href="http://janemcgonigal.com/">Jane McGonigal</a>, l’une des premières à lui avoir donné ses lettres de noblesse, <a href="http://www.ted.com/talks/jane_mcgonigal_gaming_can_make_a_better_world.html">dans une présentation à TED restée dans les annales</a> : elle y expliquait que la gamification était la solution pour <em><strong>« sauver le monde »</strong></em>, en reproduisant dans le monde physique ce que les gamers font dans les jeux, en <em>« réparant une réalité »</em> de plus en plus fade.</p>
<p>L’idée est belle, simpliste et utopique, mais elle a le mérite de poser la question essentielle de la gamification : à quoi peut servir le jeu ?</p>
<p>Non pas en tant qu’idéologie, de huitième art, d’industrie ou de média, mais <strong>en tant qu’outil au service d’un objectif et d’une pratique</strong>. Car c’est bien dans ce sens et uniquement dans celui-ci, que la gamification a du sens.</p>
<h2>Ne plus nier le jeu</h2>
<p>Pas plus que la technologie, la gamification ne sauvera le monde. Elle est néanmoins porteuse de promesses, qui méritent de dépasser ce simple stade de détournement pour regarder un peu plus loin : le jeu propose de réfléchir différemment, <strong>de ramener un peu de rêve et d’excitation</strong>.</p>
<p><em>« La réalité n’est pas programmée »</em> pour nous motiver, pour maximiser notre potentiel ou pour nous rendre heureux. Et ce manque se retrouve partout : des employés démotivés aux citoyens désabusés, <a href="http://www.nytimes.com/2010/01/03/education/03wire-t.html">des jeunes élèves</a> rejetant une éducation anachronique aux diplômés qui cherchent à donner un peu de sens à leurs carrières.</p>
<p><iframe width="816" height="612" src="http://www.youtube.com/embed/FRDxDvz0bd4?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Dans cette quête de sens et pour l’attention, la <em>« gamification »</em> n’est pas de trop : si le jeu complexifie la réalité et e<a href="http://codev2.cc/">n pose les limites</a>, il permet de <a href="http://www.theozijderveld.com/cyberpilgrims/virtual_worlds.php">réintroduire du rêve</a>, redonner matière à motivation, à penser, à travailler. <strong>A prendre du plaisir</strong>.</p>
<p>Le jeu n’est pas la solution miracle, il ne peut être qu’un outil, <a href="http://www.knowtex.com/blog/quand-les-jeux-video-rencontrent-la-theorie-des-cordes/">un possible</a> qui pour l’instant n’est ni compris, ni réellement exploité. Nier le jeu, c’est refuser ce potentiel et prendre le risque de rater ce tournant majeur qui se dessine devant nous.</p>
<p>C’est au fond ce que montre <a href="http://www.lefigaro.fr/medias/2011/06/07/04002-20110607ARTFIG00430-les-chasseurs-d-or-virtuel-parasitent-les-jeux-video.php">le récent traitement médiatique</a> de l’exploitation de prisonniers chinois, forcés à collecter des pièces d’or dans World of Warcraft : une profonde incompréhension de phénomènes globaux et la stigmatisation d’un détournement particulier servant à faire le procès généralisé d’une pratique multiple.</p>
<p>Alors que les jeux vidéo, comme l’Internet ou la technologie, ne sont &#8211; dans ce cadre &#8211; que <strong>des outils</strong><strong> que l’humain doit s’approprier</strong>, pour en inventer les usages et les pratiques, qui eux pourront réellement faire une différence.</p>
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		<title>Parlons Défense au Bourget</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jun 2011 17:34:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marguerite de Durand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chez Spintank]]></category>
		<category><![CDATA[Bourget]]></category>
		<category><![CDATA[défense]]></category>
		<category><![CDATA[Facebook]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous vous en avions fait part, spintank accompagne le ministère de la Défense dans sa communication auprès des jeunes. Depuis début janvier cet accompagnement se concrétise dans Parlons Défense, le site jeune du ministère. Et surtout dans sa page Facebook, &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/parlons-defense-au-bourget/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Nous vous en avions <a href="http://www.spintank.fr/spintank-defense-communication/">fait part</a>, spintank accompagne le ministère de la Défense dans sa communication auprès des jeunes.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis début janvier cet accompagnement se concrétise dans <a href="http://www.defense.gouv.fr/jeunes">Parlons Défense</a>, le site jeune du ministère. Et surtout dans sa page <a href="http://www.facebook.com/pages/Parlons-D%C3%A9fense/154315487947849">Facebook</a>, sur laquelle une communauté en construction échange quotidiennement sur les sujets de Défense.</p>
<p style="text-align: justify;">Or, chez spintank, on aime bien le web, mais on aime encore plus quand un lien se crée entre le terrain et le web.</p>
<p style="text-align: justify;">Parlons Défense s’est donc extrait de Facebook pour aller au <a href="http://www.salon-du-bourget.fr/fr">salon du Bourget</a>.</p>
<table border="0" width="460">
<tbody>
<tr>
<td style="text-align: justify;">
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-773 aligncenter" src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bourget_caracal1-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></p>
</td>
<td style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><img class="size-medium wp-image-770 aligncenter" src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bourget_rafale-300x200.jpg" alt="" width="260" /></p>
</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p style="text-align: justify;">Dans l’espace Défense du salon, et (presque) au même titre qu’un Rafale, un stand dédié présente aux visiteurs le dispositif.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bourget_stand-e1308850161370.jpg"><img class="size-full wp-image-781" title="Bourget_stand" src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bourget_stand-e1308850161370.jpg" alt="" width="470" height="313" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et pendant ce temps sur <a href="http://www.facebook.com/pages/Parlons-D%C3%A9fense/154315487947849">Facebook</a>, bien sûr, on relaie, on raconte les animations du salon, et on accueille des personnels du salon qui répondent aux <a href="http://www.facebook.com/pages/Parlons-D%C3%A9fense/154315487947849?sk=app_2373072738">questions</a> de la communauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Passez donc discuter, en ligne ou hors ligne…</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;un thème de campagne ?</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 09:30:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vanbremeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>
		<category><![CDATA[2012]]></category>
		<category><![CDATA[campagnes en ligne]]></category>
		<category><![CDATA[présidentielle]]></category>

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		<description><![CDATA[A un peu moins d&#8217;un an, tout le monde s&#8217;interroge, ou affirme (l&#8217;interrogation est plus rare, médiatiquement, que l&#8217;affirmation péremptoire) sur ce que seront les thèmes de campagne, ce qui fera l&#8217;agenda de l&#8217;élection présidentielle de 2012. On y mélange &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/quest-ce-quun-theme-de-campagne/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A un peu moins d&#8217;un an, tout le monde s&#8217;interroge, ou affirme (l&#8217;interrogation est plus rare, médiatiquement, que l&#8217;affirmation péremptoire) sur ce que seront les thèmes de campagne, ce qui fera l&#8217;agenda de l&#8217;élection présidentielle de 2012. On y mélange des souhaits personnels à une vague analyse pseudo confondante. Souvent, on oublie que ce qui définit l&#8217;agenda, ce n&#8217;est pas l&#8217;importance d&#8217;un sujet, mais la capacité du rapport de force des acteurs du débat à cristalliser un sujet, à le faire émerger. Dans cette analyse, on oublie souvent un acteur : l&#8217;opinion, le peuple, toi, moi.</p>
<p>Prenons le nucléaire. Voilà un thème qui intéresse des journalistes, a donné lieu à une grande catastrophe, et clive au sein du paysage politique. Le PS et les écolos sont divisés sur le sujet, et cela pourrait augurer d&#8217;une cristallisation, sur fond de rapport de force verts-socialistes, autour de leur alliance potentielle. Max Gallo, dans le dernier numéro de l&#8217;Esprit public, n&#8217;hésitait pas, en disant que ce serait un des trois grands thèmes de la campagne.</p>
<p>Sauf que.</p>
<p>Sauf que les Français, sur le nucléaire, sont indécis, et n&#8217;arrivent pas à formuler une préférence nette. De manière générale, on peut synthétiser leur position ainsi : un quart de pro, un quart d&#8217;anti, et une moitié d&#8217;indécis. Les anti savent où ils sont, politiquement, les pro aussi. Les indécis, qui sont le noeud du problème, la position commune (c&#8217;est balancé, voyez-vous, cette question), ne décideront clairement pas de leur vote sur ce sujet. cette position, dès lors, est peu incitative pour les politiques. Seul le rapport de force entre partis leur imposerait de se positionner fortement. D&#8217;où la position floue de Martine Aubry et du PS, qui n&#8217;ont aucun intérêt à dépasser cette vision moyenne de l&#8217;opinion : en sortir peut-être, mais pas tout de suite.</p>
<p>Autre écueil, inverse : croire que les préférences des Français déterminent les thèmes de campagne. Ce n&#8217;est pas parce que les français sont préoccupés d&#8217;emploi ou de pouvoir d&#8217;achat qu&#8217;on en parlera, mais parce que s&#8217;installera une dynamique de débat ou de polémique sur le sujet, sur la base de propositions qui créent du clivage, placées au bon moment, au bon endroit.</p>
<p>Il en va ainsi de la majorité des sujets. Il faut aller dans ce qui résonne, ce qui clive. Et aucun acteur n&#8217;est capable de décider de ce qui forme l&#8217;agenda, seul. Il s&#8217;agit de penser ce qui peut créer de la différence, et surtout, de l&#8217;entrainement dans l&#8217;échange. Ce qui génère de la cristallisation, dans un agenda zappeur, c&#8217;est la polémique, le propos hors cadre, ou le déplacement de terrain par la surprise, le nouvel angle posé sur un sujet. Exit donc, le thème de la dette, sauf effet spectaculaire ; difficile, la fiscalité, sauf à taper d&#8217;abord sur des révélations surprenantes. Faire vivre l&#8217;agenda est devenu une science, qui a énormément évolué depuis quelques années : il ne suffit plus de se déplacer à Limoges ou Besançon &laquo;&nbsp;à la rencontre d&#8217;acteurs de terrain&nbsp;&raquo;. Il faut agir sur la matrice de sa formation, et nourrir l&#8217;entrainement par la production d&#8217;unités virales.</p>
<p>Cette obsession de l&#8217;agenda est d&#8217;ailleurs un peu folle. L&#8217;enjeu d&#8217;un candidat, ou d&#8217;un camp, ce devrait être une double bataille. Celle de l&#8217;agenda est primordiale : comment puis-je faire cristalliser le débat sur mes thèmes ? La deuxième est la cristallisation des perceptions : comment puis-je installer de manière durable un lieu-commun de perception sur un sujet ? De fait, on peut noter que l&#8217;UMP et Nicolas Sarkozy sont bons sur le premier, avec leur capacité inouïe à fabriquer de la polémique. Sur le deuxième objectif, le PS n&#8217;est pas si mauvais, dans sa capacité à installer des perceptions sur l&#8217;action de Nicolas Sarkozy (15milliards de cadeaux aux riches pour TEPA, etc&#8230;.). Seul hic : ils ont un mal fou à le faire pour leurs propres proositions.</p>
<p>Alors, un pronostic ?</p>
<p>Dans la bataille de l&#8217;agenda, ceux qui ont du pouvoir sont les plus connectés, les plus proches du temps réel, et ceux qui sont producteurs d&#8217;unités éditoriales virales. Gagnants : les media en ligne, vrais fabricants de ce qui alimente la rue, par effet de système. Deuxième gagnants : les grands polémistes. Impact sur les thèmes ? De la petite saloperie, et surtout du sociétal, de l&#8217;identitaire. On parlera de morale, d&#8217;identité nationale, d&#8217;immigration ou de sécurité. Dehors ? Les tiers du débat (lobbies, ONG, think tanks&#8230;) qui ne sauront pas renouveler leurs modes d&#8217;intervention, et espéreront une rationalité : leur bataille ne peut pas être celle de l&#8217;agenda, mais des perceptions.</p>
<p>Dans la bataille des perceptions, victoire aux repreneurs, aux décrypteurs, aux alimenteurs du débat, ainsi qu&#8217;à ceux qui savent mobiliser la masse pour les diffuser. Il va falloir savoir suivre à un agenda fou, pour venir laquer, quelques moments après, la perception qui change le regard, passé l&#8217;abus de court terme. Ici, les gagnants sont ceux qui ont une capacité, réactive, à rebondir sur un thème qui est monté très haut, et proposer une vision qui change la perspective, en ayant un point de vue qui soit transmissible.</p>
<p>En tout cas, celui qui sait prédire ce que seront les thèmes de campagne vous ment. Ça peut faire un métier, remarquez.</p>
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