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	<title>Spintank &#187; buzz</title>
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	<description>Spintank accompagne les entreprises dans leur dialogue avec l&#039;opinion en ligne.</description>
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		<title>Bref. Sans contenu, point de salut</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 16:11:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Doutrellot</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On ne dira jamais assez que la question du contenu est fondamentale. Le contenu, c&#8217;est l&#8217;ivresse de la communication ! Alors, sans aller jusqu&#8217;à dire que le flacon importe peu, il faut garder à l&#8217;esprit que ceux qui voient les &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/bref-sans-contenu-point-de-salut/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On ne dira jamais assez que la question du contenu est fondamentale. Le contenu, c&#8217;est l&#8217;ivresse de la communication ! Alors, sans aller jusqu&#8217;à dire que le flacon importe peu, il faut garder à l&#8217;esprit que ceux qui voient les contenus ne cherchent pas de jolis flacons mais bel et bien l’ivresse. J’en veux pour preuve une série qui fonctionne particulièrement bien en ce moment avec un dispositif réduit : Bref.</p>
<h1>Bref. J’ai encore bloqué sur une série en ligne</h1>
<p>&laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo; c’est quoi ? Voici une série qui en à peine six semaines d&#8217;existence est parvenue à dépasser les 800 000 fans sur <a href="https://www.facebook.com/Bref">sa page Facebook</a>, et ce avec un dispositif de promotion particulièrement limité. Ce sont de courtes séquences, au montage hyper dynamique, racontant la vie d’un type lambda et ponctuées régulièrement d’un « Bref » au début et à la fin de l’épisode.</p>
<p>A peine rentré de vacances, il ne m’a pas fallu longtemps pour voir que mon flux d&#8217;actualités sur Facebook était saturé par des notifications d’amis devenus fans de la page. Au bout du troisième, je suis allé voir de quoi il retournait, j’ai regardé et depuis je suis fan, contribuant ainsi (à mon très modeste niveau) à la diffusion du phénomène. Une semaine après, quinze de mes amis étaient fans, aujourd&#8217;hui ils sont quarante-deux.</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref3.jpg"><img src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref3.jpg" alt="" width="481" height="233" /></a></p>
<p>Dans le même temps, rien d&#8217;autre qu&#8217;une publication, en moyenne, par jour sur la page, le gros du travail étant fait par mes propres amis qui publiaient sur leurs murs les épisodes de la série. Pas de publicité ni d&#8217;actualités sponsorisées, juste les mécanismes de Facebook qui fonctionnaient à plein pour promouvoir la série.</p>
<p>À la fin de la troisième semaine (moment où je me suis dit que ce serait bien d&#8217;écrire cet article), il y avait près de 80 000 fans pour 3 000 commentaires. Diffuser, reprendre, commenter, liker, ce sont les internautes qui font tout le travail.</p>
<h1>Du contenu, du contenu et puis…</h1>
<p>Pourtant, le dispositif mis en place autour de la série n’est pas très développé : il repose essentiellement sur une page Facebook dont l’animation se limite à la publication des vidéos hébergées sur <a href="http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html">la plateforme de Canal +</a>ainsi qu’à celle de statuts annonçant <a href="https://www.facebook.com/Bref/posts/142477922514714">le passage d’un palier en termes de nombre de fans</a>.</p>
<p>Il apparaît donc clairement que le contenu produit est tout entier compris dans les vidéos. Elles sont les seuls éléments mis en valeur sur la page, au détriment, d’ailleurs, des contributions des membres de la page qui ne sont pas affichées par défaut.</p>
<h1>Mais ce n’est pas que du web</h1>
<p>Première piste d’explication : &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo; est d’abord une émission de télévision diffusée à une heure de grande écoute sur une chaine grand public. Il est indéniable que cela joue sur la notoriété de la série et sa capacité à trouver un public.</p>
<p>Pour comparaison, <a href="https://www.facebook.com/60secondes">60 secondes</a>, diffusée par Arte uniquement sur Facebook avant l’été est restée relativement confidentielle en dépit de caractéristiques pourtant proches. Facebook n’est pas suffisant pour qu’une série puisse trouver son public.</p>
<p>Dans le même temps, on observe que Canal + ne s’est pas du tout appuyé sur les pages de ses autres séries du même genre pour promouvoir la nouvelle venue. À part <a href="https://www.facebook.com/GrandJournal/posts/212787185443183">un teaser</a> et <a href="https://www.facebook.com/GrandJournal/posts/279635068715898">la publication de l’une des vidéos</a> sur la page du <a href="https://www.facebook.com/GrandJournal?ref=pb">Grand journal</a>, les autres pages n’ont pas fait mention de la série.</p>
<p>Pourtant, si on regarde les pages des programmes similaires de Canal +, on se rend compte que &laquo;&nbsp;Bref&nbsp;&raquo; est parvenu à les dépasser très rapidement. Seul <a href="https://www.facebook.com/OmarFredSAV">le SAV d’Omar et Fred</a> est encore au dessus en termes de fans avec un dispositif très semblable mais beaucoup plus d’ancienneté. Par contre, un page comme celle <a href="https://www.facebook.com/GuignolsInfo">des Guignols de l’info</a>, plus ancienne, est largement dépassée.</p>
<h1>Les raisons du succès</h1>
<p>On peut alors légitimement se demander ce qui fait que cette série remporte  un tel succès sur Facebook et en quoi l’espace choisi est adapté. La réponse est assez simple : identification et appropriation.</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref-.jpg"><img src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref-.jpg" alt="" width="397" height="153" /></a></p>
<p>C&#8217;est en effet l’identification qui est le premier moteur du succès de la série. Les spectateurs peuvent facilement se reconnaître dans la figure du personnage principal, ses misères et ses angoisses et les mettre en relation avec les leurs. Sur un média affinitaire comme Facebook ce type de contenu trouve donc facilement une caisse de résonnance avec le sujet qui voit ainsi sa diffusion amplifiée : « Je diffuse ce en quoi je me reconnais ».</p>
<p>L’autre élément est dans l’appropriation des caractéristiques de la série. Tout d’abord, l’efficacité du montage et la brièveté du contenu facilitent sa diffusion par leur respect des usages en ligne. Le « Bref », répété comme un mantra, et le montage reconnaissable jouent aussi dans l’appropriation des caractéristiques de la série, ce qui se manifeste notamment par <a href="http://tele.fluctuat.net/blog/50481-le-meilleur-et-le-pire-des-parodies-de-bref.html">le nombre de parodies produites</a>.</p>
<h1>Mais tout change</h1>
<p>Il est toutefois intéressant à noter que depuis quelque temps un semblant de dispositif a l&#8217;air de se mettre en place autour de la série. On a ainsi vu un compte Twitter annoncé sur la page (bien plus actif en termes d’animation et qui a atteint les 20 000 followers en à peine sept jours).</p>
<p>Par ailleurs, on note depuis quelques épisodes l’apparition de guests dont la page fait ensuite la promotion ainsi que celle des groupes dont la musique est utilisée. Difficile, en revanche, de dire pour l’instant s’il s’agit d’une stratégie mûrement réfléchie ou d’une récupération en cours de route…</p>
<p><a href="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref4.jpg"><img src="http://www.spintank.fr/wp-content/Bref4.jpg" alt="" width="481" height="206" /></a></p>
<p>Tout cela montre que, pour simple que soit l’éditorialisation faite sur la page, elle joue sur plusieurs aspects importants pour le succès d’un contenu :</p>
<ul>
<li>Un contenu qui se suffit à lui-même, clair et explicite.</li>
<li>Un dispositif simple mais néanmoins pertinent sur l’espace choisi.</li>
<li>Une compréhension des mécanismes viraux (qui pousse l’animation à scander régulièrement le nombre de fans atteints).</li>
</ul>
<p>Un dispositif plus étudié (et on peut se demander si ce n’est pas ce qui se passe avec la création du compte Twitter) permettrait encore d’augmenter la notoriété de la série. En revanche, un bon dispositif ne rendra jamais bon un contenu, on appelle ça le buzz (voire le bad buzz) ou prendre les gens pour des c** (ce qui n’est jamais très bon sur le long terme…).</p>
<p>Bref. Tout ça pour dire que le contenu c’est ce qu’il y a de plus important</p>
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		<title>Du bon usage de la datavisualisation</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Jun 2011 09:12:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eric L'Helgoualc'h</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En juillet 2010, une petite annonce a mis en émoi la communauté émergeante des spécialistes de la datavisualisation. General Electric, entreprise connue pour sa propension à anticiper les tendances du web – la firme reste fameuse pour avoir déposé son &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/du-bon-usage-de-la-datavisualisation/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En juillet 2010, une petite annonce a mis en émoi la communauté émergeante des spécialistes de la datavisualisation. General Electric, entreprise connue pour sa propension à anticiper les tendances du web – la firme reste fameuse pour avoir déposé son nom de domaine en 1986, des années avant l’explosion d’Internet – annonçait l’ouverture d’un poste de responsable de la visualisation de données à son siège de Fairfield, Connecticut.</p>
<p>« Il est intéressant de voir ce secteur donner lieu à l’ouverture de postes au sein d’entreprises mainstream », commentait Randy Krum sur <a href="http://www.coolinfographics.com/blog/2010/7/21/ge-open-position-leader-data-visualization.html" target="_blank">Cool Infographics</a>, l’un des nombreux blogs consacrés au sujet. Bruno Walther, qui cherche à convaincre les entreprises de recourir à cette méthodologie à des fins de pilotage marketing, n’hésitait pas quant à lui à qualifier ce nouveau métier de  <a href="http://brunowalther.com/2010/08/05/top-job-oh-the-next-decade-leader-datavisualization/" target="_blank">« top job » de la prochaine décennie</a>, décelant dans la dataviz « une nouvelle grammaire pour communiquer et créer une expérience de marque plus enrichissante. »</p>
<p>Après avoir bouleversé le traitement médiatique de l’information, après avoir suscité l’espoir d’une révolution démocratique dans le sillage du mouvement open data, la visualisation de données fera-t-elle souffler un vent nouveau sur la communication des marques ?</p>
<p>Beaucoup semblent y croire.</p>
<p>En novembre dernier, <a href="http://ffctn.com/" target="_blank">FFunction</a>, société basée à Montréal, publiait un livre blanc intitulé <a href="http://ffctn.com/doc/ffunction-visualisation_donnees-2010.pdf" target="_blank">« La visualisation de données – comment positionner votre agence dans le marketing digital »</a> [PDF]. Leur postulat, emprunté aux têtes pensantes du marketing digital US : les consommateurs sont de plus en plus sollicités par les marques sur les réseaux sociaux. Le flux de commentaires échangés à leur propos au sein des communautés virtuelles augmente de façon exponentielle. Les marques qui sortiront du lot sont celles qui sauront tirer le meilleur parti de la masse d’information produite, en recourant à des modes de représentation innovants.</p>
<p>A l’appui de sa démonstration, FFunction propose une sélection de campagnes récentes, toutes mises en place outre-Atlantique, qui, chacune à leur manière, ont exploré les possibilités offertes par la visualisation de données.</p>
<p>On peut en dégager trois types d’usage :</p>
<h2><strong>1 &#8211; La mise en scène de données brutes</strong></h2>
<p>Il s’agit d’utiliser des courbes, schémas pour raconter l’histoire de la marque, valoriser son engagement au service d’une cause, ou témoigner de son expertise d’un secteur. L’exemple donné par nos experts québécois est celui de GE Healthcare, qui a utilisé ce mode de narration pour sensibiliser la population au problème de <a href="http://visualization.geblogs.com/visualization/health_access/" target="_blank">l’accès aux soins publics</a>, un marché sur lequel la firme cherche à s’implanter. On peut aussi citer cette illustration réalisée par Wilson Electronics, <a href="http://mashable.com/2010/12/03/cell-phone-mobile-infographic/" target="_blank">« The Shocking Demographics of Cell Phone Use »</a>, dans laquelle on apprend notamment que 15 % des Américains répondent au téléphone pendant l’amour. Le rôle de la marque dans les deux cas cités n’est pas fondamentalement différent de celui d’un média, on se situe clairement dans une logique de brand content.</p>
<p>L’enjeu pour les marques est ici d’identifier les données qui valent la peine d’être mises en scène, de travailler dans une logique somme toute classique de storytelling dans laquelle les chiffres se substitueraient aux mots.</p>
<p><a href="http://5.mshcdn.com/wp-content/uploads/2010/12/cellphone_infographic.jpg"></a><a href="http://5.mshcdn.com/wp-content/uploads/2010/12/cellphone_infographic.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-602" src="http://www.spintank.fr/wp-content/cellphone1.jpg" alt="The Shocking Demographics of Cellphone Use (extrait)" width="480" height="277" /></a></p>
<h2><strong>2 &#8211; La visualisation des données générées par les utilisateurs au cours d’opérations en ligne</strong></h2>
<p>L’exemple type, <a href="http://www.wired.com/medtech/health/magazine/17-07/lbnp_nike?currentPage=all#ixzz12FnBbrU7">déjà abondamment commenté</a>, est celui de Nike Plus. Les utilisateurs, joggers réguliers, introduisent sur le site des données sur leur physique (taille, poids) ou sur leurs pratiques (temps de course) qui leurs sont restituées sous forme graphique. La possibilité de comparer ses « scores » avec les autres joggers, suscitant une émulation entre les internautes, a permis à Nike de fédérer une communauté autour de cette opération.</p>
<p>On perçoit à travers cet exemple qu’une des conditions du succès réside dans la capacité à atteindre une masse critique de participants – rien de plus vain que générer des graphes à partir d’une trentaine de réponses, tendance trop répandue dans le champ des sondages en ligne&#8230;</p>
<h2><strong>3  &#8211; La visualisation de tendances sociales</strong></h2>
<p>Ici, les données ne sont pas recueillies à l’occasion d’opérations ad hoc, elles sont diffusées librement par les consommateurs, la marque intervenant dans une logique de radar, en agrégeant les données recueillies sur les réseaux sociaux (twitter, Flickr, You Tube…). Un manière idéale d&#8217;illustrer la diffusion d’un buzz.</p>
<p>Que retenir de cette typologie ?</p>
<p>D’abord que la datavisualisation est un nouveau langage, qui correspond à un monde où les données sont là, nombreuses, abondantes. Un langage qui, sans négliger les chiffres et le texte, s’appuie principalement sur la culture visuelle. Les acteurs qui s’imposeront dans le domaine sont ceux qui donneront à voir l’information de la manière la plus pertinente qui soit, tout en soignant l’aspect graphique.</p>
<p>Au vu de la hype grandissante qui entoure le phénomène, on ne devrait pas tarder à voir fleurir de ce côté de l’Atlantique toutes sortes de campagnes de marques fondées sur la dataviz. Ses laudateurs – c’est surtout vrai dans le domaine de l’info – y voient une manière de donner de la cohérence à une production de données devenue exponentielle, un remède à l’infobésité. Mais le risque existe, à mesure qu’elle s’imposera comme une pratique mainstream, de la voir nourrir à son tour le déluge d’infos. Il n’y a qu’à voir, pour s’en convaincre, la quantité de visualisations qui s’échangent déjà sur les réseaux sociaux. A la plupart d’entre elles, l’internaute hyper-sollicité n’accordera qu’une attention limitée.</p>
<p>La pratique a beau en être à ses balbutiements, l’enjeu est donc, déjà, de se démarquer. Si elles ne veulent pas se contenter d’une présence gadget, les marques qui souhaitent s’engager dans cette démarche devront le faire de manière réfléchie, en croisant trois facteurs :</p>
<ul>
<li>l’histoire : qu’est-ce que je veux raconter ?</li>
</ul>
<ul>
<li>les actifs : quelles sont les données qui ont du sens ?</li>
</ul>
<ul>
<li>l’utilité : quel intérêt en retireront nos publics ?</li>
</ul>
<p>Les plus innovantes gagneront à imaginer des solutions interactives, gratifiantes pour leurs usagers, qui augmenteront la capacité de diffusion de leur campagne sur les réseaux sociaux.</p>
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		<title>Retour sur le off de Nicolas Sarkozy à France 3</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Aug 2008 18:33:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vanbremeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>
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		<description><![CDATA[Vous vous souvenez de la vidéo "off" de Nicolas Sarkozy sur le plateau de france 3 ? Voici quelques angles d'analyse. <a href="http://www.spintank.fr/retour-sur-le-off-de-nicolas-sarkozy-a-france-3/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La diffusion, <a href="http://www.rue89.com/2008/06/30/les-images-de-sarkozy-en-off-avant-son-interview-sur-france-3">par rue89</a>, d&#8217;une séquence <em>off</em>, précédent l&#8217;interview du président de la République sur France 3, en juillet dernier, constitue une précédent passionnant des nouvelles relations qu&#8217;entretiennent désormais media et politiques, qu&#8217;il va falloir intégrer.</p>
<p>Ce qui est nouveau, dans cette affaire, n&#8217;est le fait, en soi. Pas donc tant la diffusion d&#8217;éléments captés par une caméra, de coulisses, sans l&#8217;accord des protagonistes. Cela a déjà été vu, que ce soit <a href="http://www.bakchich.info/article3124.html">avec Rachida Dati</a>, dans le domaine politique. Non,ce qui est nouveau est tout simplement l&#8217;ampleur du bruit généré autour de ce moment, qui vient quasiment recouvrir l&#8217;événement initial.</p>
<p>Ainsi, si l&#8217;audience de l&#8217;émission sur France 3 a concerné &laquo;&nbsp;<a href="http://fr.news.yahoo.com/morandini/20080702/tcu-nouvelle-audience-record-pour-le-19-7630f86.html">près de 4 millions de téléspectateurs</a>&laquo;&nbsp;, la vidéo postée sur dailymotion, <a href="http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Boff">dans ses différentes versions</a>, compte près de deux millions de vues.Un rapport de un à deux en termes d&#8217;audience directe. Et surtout, un rapport démesuré en termes d&#8217;impact, qui ont tué les annonces présidentielles, le bruit se concentrant, les jours suivant l&#8217;interview, sur ce off et ses retombées.</p>
<p>Un bruit énorme, mais quel impact ? Difficile à évaluer. Interroger en sondage 1000 français ? Inefficace. Les réponses obtenues ne seront pas &laquo;&nbsp;sincères&nbsp;&raquo;, pas valides. On obtiendra beaucoup d&#8217;avis neutres, l&#8217;échantillon sera difficile &#8211; ou coûteux &#8211; à constituer. Monter une table ronde avec une vingtaine de personnes et leur présenter la vidéo ? Ridicule, et inopérant également : l&#8217;important est la mise en contexte brute, l&#8217;arrivée selon un lien, un billet de blog, un article, une recherche google, l&#8217;arrivée par sérendipité sur la vidéo.</p>
<p>Qu&#8217;ont donc pensé les internautes exposés à cette vidéo ? Améliore-t-elle l&#8217;image de Nicolas Sarkozy ? Les &laquo;&nbsp;révélations&nbsp;&raquo; sur la nature de ses relations avec les media, dans le contexte tendu de la réforme de l&#8217;audiovisuel public, très implicites, sont-elles passées ? Quels sont les éléments saillants qui ressortent de la vidéo, les points de concentration (l&#8217;indignation face  au non-salut du machiniste, les remarques sur la carrière d&#8217;un interviewer, les tics ?) ?</p>
<p>Pour le savoir, nous disposons d&#8217;un matériau unique et très intéressant : les commentiares postés sous cette vidéo. Aujourd&#8217;hui, il y en a 1935. Pour comprendre les réactions à cette exposition, nous avons décidé de les analyser.</p>
<p><span id="more-43"></span></p>
<p><strong>Quelques remarques méthodologiques</strong></p>
<p>Ces commentaires constituent-ils un matériau représentatif ?</p>
<p>Représentatif, sans doute pas. Mais signifiant, très certainement. Leur nombre (1935) autorise une extrapolation. Au moins aussi juste que les avis détaillés de 20 personnes en table ronde et de 1000 personnes interrogées par hasard.</p>
<p>Nous nous sommes concentrés sur les commentaires posés sous la vidéo de dailymotion, plus que sur ceux de rue89, parce qu&#8217;ils correspondent à une exposition directe à la vidéo, par le buzz qu&#8217;elle engendré. Les commentaires de rue89, qui correspondent à l&#8217;usage d&#8217;une communauté, subissent ses effets (sélection, valorisation, hiérarchisation, modération par le groupe, etc&#8230;). Les commentaires sur dailymotion, par leur nombre, l&#8217;absence de réel effet de communauté, sont des éléments plus neutres, plus bruts, plus représentatifs d&#8217;une palette de réactions.</p>
<p>Nous avons collecté, avec l&#8217;aide de Rémi Douine (de <a href="http://www.themetricsfactory.com/">The Metrics Factory</a>, fantastique <a href="http://www.videometre.org/">ami</a> des <a href="http://www.videolab.lhivic.org/">chiffres</a> du web social, que nous aimons beaucoup, chez spintank)les 1300 premiers commentaires posés, dans les cinq jours suivant la diffusion, et avons décortiqué, en long, large et travers, ces commentaires.</p>
<p>Nous avons privilégié les commentaires postés rapidement, l&#8217;expérience prouvant que les termes dérivent souvent après quelques jours d&#8217;exposition, ou quand un événement retombe. 70% des commentaires ont été postés en cinq jours : ils constituent le matériau d&#8217;analyse significatif.</p>
<p>Ils se révèlent intéressants à plusieurs titres.</p>
<p><strong>La longue traine des commentateurs</strong></p>
<p>183 commentateurs ont posté plus d&#8217;un commentaire. 23% des commentateurs ont publié 52% des commentaires postés. On est donc très loin d&#8217;une loi de pareto (20/80). Cela tient au fait qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas vraiment d&#8217;une participation effective, d&#8217;une activité sociale. Le commentaire sous une vidéo Dailymotion répond à deux logiques possibles :</p>
<ul>
<li>la promotion personnelle</li>
<li>la réaction à chaud</li>
</ul>
<p>On n&#8217;y discute pas entre internautes, on ne partage pas grand chose. C&#8217;est ce qui rend ces commentaires intéressant, pour leur valeur de matériau brut, mais est particulièrement décevant en terme de communauté : Dailymotion est une plate-forme, mais ne forme pas véritablement un lieu communautaire.</p>
<p>Pour l&#8217;anecdote, le recordman de commentaires postés est un certain &laquo;&nbsp;<a href="http://www.dailymotion.com/smah-offciel">smah officiel</a>&laquo;&nbsp;, qui a posté 32 commentaires d&#8217;autopromo pour <a href="http://smah-offciel.skyrock.com/">son skyblog</a>, assez éloigné de la problématique du off de Nicolas Sarkozy. Il semble que Smah Elyas soit par ailleurs un petit phénomène, à en juger par le volume de commentaires de son skyblog. Mais on s&#8217;égare.</p>
<p><strong>Un buzz rempli de vide ?<br />
</strong></p>
<p>Les thématiques abordées par les commentaires sont significatives.</p>
<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3199/2744818564_627a021d99.jpg?v=0" alt="" width="500" height="313" /></p>
<p>Nous avons qualifié les commentaires en fonction du thème principal abordé par celui-ci. 34% des commentaires correspondent à un hors sujet ou n&#8217;expriment pas de thématique spécifique (réaction à chaud, pollution, publicité, &#8230;). Parmi les contenus abordés par les autres, deux sujets se distinguent : le &laquo;&nbsp;bonjour&nbsp;&raquo; (commentaire sur le fait que Nicolas Sarkozy ne salue pas un technicien) et l&#8217;attitude générale de Nicolas Sarkozy sur le plateau (décontraction, mimiques, &#8230;). Hormis quelques thèmes mineurs (Carcassonne, l&#8217;Europe, le commentaire fait à Gérard Leclerc sur son &laquo;&nbsp;placard&nbsp;&raquo;), le reste des commentaires s&#8217;exprime directement et uniquement sur la diffusion de cette vidéo.</p>
<p>Ainsi, les commentaires dénotent ce qui sera le principal reproche fait à cette vidéo : elle ne révèle pas grand chose, en soi. Son message n&#8217;est pas direct, peu lisible, peu appréhensible par le grand public. Ce qu&#8217;elle révèle de la relation de Nicolas Sarkozy avec les media (argument principal de diffusion par rue89) n&#8217;est pas beaucoup relevé. si l&#8217;on se réfère à ce relevé de contenu, on doute que ce soit le scoop du refus d&#8217;un salut à un technicien de l&#8217;audiovisuel qui ait assuré son immense succès.</p>
<p><strong>Une opinion sur Nicolas Sarkozy faiblement négative<br />
</strong></p>
<p>Un très grand nombre de commentaires correspond à une réaction sur Nicolas Sarkozy. Nous les avons qualifiés selon leur polarité à l&#8217;agrd du président (positif/négatif/neutre). les résultats sont ambivalents :</p>
<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3251/2744619160_57890c2947.jpg?v=0" alt="" /></p>
<p>41% des commentaires émettent un avis négatif sur Nicolas Sarkozy. Le bilan d&#8217;image est globalement défavorable (solde d&#8217;opinion négatif de 15 points. Toutefois, on ets loin du rejet qui pourrait être opéré, et l&#8217;indignation na pas été un moteur de la diffusion. On est bien loin d&#8217;un phénomène de viralité par la révélation ou le contenu indigne.</p>
<p>Pour mémoire, la précédente vidéo star de Dailymotion sur Nicolas Sarkozy, la seule qui ait reçu une audience comparable à celle-ci, <a href="http://www.dailymotion.com/video/x72d4_le-vrai-sarkozy">le vrai sarkozy</a>, reposait, elle, sur une logique de réquisitoire à charge contre le candidat d&#8217;alors. Sa diffusion avait connu un schéma totalement inverse à celle de Nicolas Sarkozy : sans aucune gloire médiatique, l&#8217;audience s&#8217;est contruite jour après jour au fil de la campagne électroale de 2007. Elle avait une vocation plus militante qu&#8217;informative.</p>
<p><strong>Une attitude également partagée à l&#8217;égard de la vidéo<br />
</strong></p>
<p>De nombreux commentaires démontrent également une attitude à l&#8217;égard de la vidéo elle-même, de son principe, de son contenu, de son opportunité. Le terme &laquo;&nbsp;vidéo&nbsp;&raquo; est cité par 13% des commentaires, le terme &laquo;&nbsp;off&nbsp;&raquo; par 4% d&#8217;entre eux, et de nombreux termes relatifs à la diffusion, la viralité, l&#8217;audience et le succès émaillent les commentaires, commentant la dmarche de diffusion d&#8217;une vidéo off.</p>
<p>Nous avons également qualifié ces commentaires quant à leur attitude à l&#8217;égard de la diffusion de la vidéo selon leur polarité. Le résultat est également nuancé.</p>
<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3158/2744675496_f75480b279.jpg?v=0" alt="" /></p>
<p>Si une large majorité des commentateurs n&#8217;exprime pas d&#8217;avis sur l&#8217;opportunité de cette diffusion, parmi les 46% qui la commentent, une légère majorité s&#8217;exprime négativement sur ce sujet. Les reproches adressés à la vidéo sont assez homogènes, et on pourrait les résumer par un &laquo;&nbsp;tout ça pour ça ?&nbsp;&raquo;. parmi les commentaires négatifs, la plupart exprime en fait une déception, qui se mue en une forme de raction négative, face à un sentiment &laquo;&nbsp;d&#8217;arnaque&nbsp;&raquo; face au buzz généré par la vidéo. Les réactions, même négatives, restent toutefois globalement mesurées : on critique surtout le manque d&#8217;information apparente dans la vidéo, plus que son principe même.</p>
<p><strong>Des commentaires partisans ?<br />
</strong></p>
<p>Le croisement de ces deux données permet de juger de la sincérité, ou de l&#8217;aspect militant des commentaires.</p>
<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3036/2744754134_225bcfdc42.jpg?v=0" alt="" /></p>
<p>Les personnes ayant exprimé un avis positif sur Nicolas Sarkozy présentent un solde d&#8217;opinion très négatif sur la vidéo : 38% d&#8217;avis négatifs sur la diffusion, contre 8% favorables. Ces 8% correspondent d&#8217;ailleurs à ceux qui trouvent que Nicolas Sarkozy sort grandi de cette vidéo, de par son attitude décontractée et sympathique, humaine.A l&#8217;inverse, ceux qui jugent durement le candidat sont très favorables à cette diffusion, dans un schéma très proche (39% d&#8217;avis positifs, 10% d&#8217;avis négatifs).</p>
<p>On peut ainsi distinguer plusieurs groupes, pour polariser les attitudes à l&#8217;égard de cette diffusion :</p>
<ul>
<li>les &laquo;&nbsp;radicaux&nbsp;&raquo; : ceux qui s&#8217;opposent à Sarkozy et valorisent la diffusion de cette vidéo. Ils représentent 16% de l&#8217;ensemble des commentateurs.</li>
<li>les &laquo;&nbsp;soutiens&nbsp;&raquo; : ceux qui rejettent cette vidéo et expriment une opinion favorable à Nicolas Sarkozy. 10% de l&#8217;ensemble.</li>
<li>les &laquo;&nbsp;media critiques&nbsp;&raquo; : ceux qui, sans avis sur Nicolas Sarkozy, jugent positivement la démarche de diffusion de ce off. Ils sont 14%.</li>
<li>les déçus : exprimant un avis négatif sur la vidéo sans juger Nicolas Sarkozy, le contenu de leurs commentaires exprime majoritairement une déception forte. Ils sont 15%.</li>
<li>les autres (45%) : ils ont des avis plus mélangés, ou peu polarisés.</li>
</ul>
<p><strong>En bref : beaucoup de bruit pour rien ?</strong></p>
<p>En prenant un peu de recul par rappoort à cette courte analyse d&#8217;opinion, on peut imaginer quelques conslusions sous la forme d&#8217;intuitions.</p>
<p>1. Le moteur de diffusion de la vidéo réside ailleurs que dans son contenu propre. Le off et la polémique que sa diffusion a engendré, au sein du milieu médiatique, sont plus pour son succès que ce qu&#8217;elle porte, en soi. Cela prouve, pour quiconque s&#8217;intéresse aux influences sur le buzz, en ligne, l&#8217;impact de la polémique médiatique, qui reste forte.</p>
<p>2. Cette vidéo n&#8217;aura sans doute pas d&#8217;impact effectif sur l&#8217;image de Nicolas Sarkozy. oles positions sont ambivalentes, et les positions à l&#8217;égard de la diffusion montrent que les partisans restent positifs, et les opposants outrés de l&#8217;attitude du président.</p>
<p>3. Le grand public n&#8217;a sans doute pas, faute de mise en contexte appropriée, saisi ce qu&#8217;apporte cette vidéo à un oeil connaisseur des media et de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec eux. L&#8217;implicite n&#8217;est pas le lieu de la vidéo virale, sur laquelle on arrive par une multitude d&#8217;intermédiaires. Rue89, qui a bien mis en contexte cette vidéoavec de nombreuses analyses, n&#8217;a pas eu le le monopole de la transmission de celle-ci, n&#8217;a pas pu imposer un prisme ou un cadre d&#8217;analyse : l&#8217;objet est devenu autonome sur le réseau.</p>
<p>4. Autant de bruit, finalement, pour une vidéo qui porte aussi peu de contenu choc démontre une tension, une attente, double. Attente du scoop issu du off, témoin du discrédit porté à la relation entre journalistes et hommes politiques. Attente (ou habitude) du scandale, de la petite phrase, de la révélation sur Nicolas Sarkozy, portée par le web (suite, sans aucun doute, au fameux épisode &laquo;&nbsp;casse toi pauvre con&nbsp;&raquo;. Ces deux attentes, conjuguées ici, et qui n&#8217;ont pas véritablement trouvé satisfaction, n&#8217;en restent pas pour le moins inquiétantes.</p>
<p>-</p>
<p>Bonus : le nuage de tags des commentaires. Pour votre libre interprétation (une analyse sémantique rallongerait encore considérablement ce billet).</p>
<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3287/2744871988_6670ec250f_o.gif" alt="" /></p>
<p>Toutes les images sont disponibles <a href="http://www.flickr.com/photos/29430697@N08/">sur notre compte flickr</a>.</p>
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		<title>Quand le buzz s&#8217;entrechoque avec la réalité</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jun 2008 10:18:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Vanbremeersch</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sur le Web]]></category>
		<category><![CDATA[buzz]]></category>
		<category><![CDATA[Cas]]></category>
		<category><![CDATA[Repérages]]></category>
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		<description><![CDATA[Le fabricant d&#8217;oreillettes Bluetooth Cardo Systems a un sacré culôt. Son pop corn buzz a fait un bruit notable, totalisant, à date, plusieurs millions de visionnages sur les plate-formes de partage de vidéo. Le concept, pourtant éculé, a fait mouche &#8230; <a href="http://www.spintank.fr/quand-le-buzz-sentrechoque-avec-la-realite/">+</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le fabricant d&#8217;oreillettes Bluetooth Cardo Systems a un sacré culôt.</p>
<p>Son <em>pop corn buzz </em>a fait un bruit notable, totalisant, à date, plusieurs millions de visionnages sur les plate-formes de partage de vidéo. Le concept, pourtant éculé, a fait mouche : des <a href="http://fr.youtube.com/user/benzin513">vidéos</a> dans un style &laquo;&nbsp;home made&nbsp;&raquo;, intriguantes, et surfant sur un fond de croyance populaire (les téléphones mobiles nuisent à la santé). Malgré une initiation pourtant très lisible rapidement décryptée par les internautes(4 vidéos postées au même moment par de mêmes utilisateurs), le &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo; a pris assez largement.</p>
<p>Signe de cet ancrage dans l&#8217;activité sociale des internautes, l&#8217;activité de production de contenus autour de ce &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo; a largement démarré. L&#8217;expérience est <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=4OpKNRd7bfQ">testée</a> de nombreuses fois (sans succès, et pour cause), elle est contredite par des dizaines de contre-vidéos (qui alimentent ainsi le buzz, tout en jouant un rôle de contre pouvoir, des <a href="http://fr.youtube.com/user/benzin513">vidéos parodiques</a> sont tournées, des réponses amusantes, des <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=A_KFQqmhGq8">contre-buzz</a>, du <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=vW0Gi0Ykr0k">buzz sur le buzz</a>.</p>
<p>Exemple fascinant de la nouvelle économie du divertissement et de la viralité propre au web social. Avec quelques enseignements à la clef.</p>
<p><strong>1.Le buzz est-il plus fort que la marque ?</strong></p>
<p>Cardo Systems a très bien orchestré son buzz. La révalation rapide de la marque a permis une juste récupération du buzz à son profit. La phase de teasing n&#8217;a pas duré trop longtemps (ce qui aurait généré une autonomisation du phénomène), et les vidéos ont vite été renommées pour favoriser la visibilité de la marque. Toutefois, les messages marketing associés semblent avoir du mal à passer : la <a href="http://fr.youtube.com/watch?v=ICEMXu0EnOw">vidéo</a> montrant la gamme des produits de Cardo souffre d&#8217;une association peu heureuse, en termes créatifs, avec la vidéo initiale (musique au mêtre).</p>
<p>Une reprise du buzz initial et un retournement vertueux, jouant avec les produits Cardo, aurait pu permis, outre une simple récupération (à moitié réussie), le développement d&#8217;une empathie positive pour la marque. Ici, on reste à mi chemin. Le buzz &laquo;&nbsp;celle phones + popcorn&nbsp;&raquo; reste plus fort que la diffusion de l&#8217;entreprise. Il connait sa propre vie, pourrait devenir un classique du web, le nom de cardo Systems, et le lien à ses produits pouvant s&#8217;évanouir avec le temps.</p>
<p><strong>2. Prend-on les internautes pour des imbéciles ?</strong></p>
<p>La mécanique de buzz, grossière (quatre profils d&#8217;internautes grossiers créés en même temps) a été très bien lue par les internautes. Pourtant, les utilisateurs, comme <a href="http://fr.youtube.com/user/benzin513">benzin513</a>, continuent de faire semblant d&#8217;être de vrais contributeurs :</p>
<blockquote><p><span>Voilà, Cardo Systems nous a balancé la vraie vidéo.<br />
Après tout première victime du buzz, premier à dffuser l&#8217;info&#8230;<br />
Ils ont même créé une page web pour ça :<br />
</span></p></blockquote>
<p>Les blogueurs ont cloué des marques au pilori du web pour de tels comportements peu sincères. La réaction pourrait être désagréable. A ce stade, les internautes sont sereins, se contentant de jouer avec le buzz initial. Gare à leur réaction.</p>
<p><strong>3. Le buzz rebondit sur la réalité<br />
</strong></p>
<p>Cardo Systems n&#8217;avait sans doute pas prévu l&#8217;appel émis dans le JDD sur la dangerosité des téléphones portables, par des autorités sérieuses, ce week-end. Il a joué avec un fond populaire, en maniant l&#8217;outrance. La stratégie est risquée, comme le <a href="http://www.pr2peer.net/2008/06/attention-le-bu.html">note</a> justement Stan sur PR2Peer : quelle va être la réaction des fabriquants de téléphones portables ? Ce genre de buzz laisse des traces, surtout s&#8217;il se trouve validé par des autorités sérieuses dans le monde <em>offline</em>. L&#8217;effet d&#8217;écho peut induire la rumeur populaire. A court terme, l&#8217;effet est positif pour les fabriquants d&#8217;oreillettes, qui se trouvent confortés dans leur offre. A moyen terme, le comportement de cardo Systems s&#8217;apparente à scier la branche sur laquelle on est assis.</p>
<p><strong>4. Une illustration de l&#8217;effet mémoire du web</strong></p>
<p>Sur le web, comme dans la vie, rien ne se crée, tout s&#8217;ajoute et se transforme. L&#8217;idée du buzz de Cardo Systems n&#8217;est en fait qu&#8217;un recyclage d&#8217;une vieille rumeur du web, comme quoi l&#8217;on pouvait cuire un oeuf avec des téléphones portables. Rumeur persistante, trans-frontières, qui laisse des traces, comme en témoignent nombre de commentaires lus sous les vidéos, rappelant que les ondes des téléphones portables sont &laquo;&nbsp;les mêmes&nbsp;&raquo; que celles d&#8217;un four micro-ondes.</p>
<p>L&#8217;avenir de ce buzz pourrait s&#8217;apparenter à un fond de culture populaire du web, au mieux, ou à une croyance éthérée, que les internautes vont devoir contredire de manière diffuse, dans leurs conversations. Une de plus, à la différence près que celle-ci aura été sciemment créée par une marque. On ne fait pas d&#8217;omelette, même avec des téléphones portables, sans casser des oeufs sur le dos de l&#8217;activité sociale des internautes&#8230;</p>
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