ASDN – Le 23/03 à 17h30 – Peut-on dépasser le second degré sur Internet ? Rencontre avec Alexandra Profizi

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Ironie, second degré… Cette forme de discours n’est pas nouvelle. Son utilisation massive, par contre, si. Mais derrière un écran, comment la distinguer ? Le think tank Renaissance Numérique et l’agence Spintank vous proposent une discussion sur la recherche d’authenticité dans les échanges sur les réseaux, guidés par de nouveaux codes autour de l’humour.

Participez à notre débat en direct sur YouTube avec Alexandra Profizi, autrice de Le temps de l’ironie. Comment Internet a réinventé l’authenticité (Editions de l’Aube, 2020), le mardi 23 mars à 17h30, à l’occasion de la 41e édition des rencontres Aux Sources du Numérique.

ASDN – Le 23/03 à 17h30 – Peut-on dépasser le second degré sur Internet ? Rencontre avec Alexandra Profizi

Depuis les années 1990, l’utilisation de l’ironie a connu de profondes mutations. Si elle est originellement une figure de style engagée pour déconstruire une idéologie ou un propos, elle est de plus en utilisée dans son sens postmoderne, comme signe d’un détachement désabusé et d’une forme de désengagement. Cette esthétique du second degré se retrouve aujourd’hui partout dans notre quotidien, que ce soit dans les discours politiques, la mode, la littérature, les médias, la publicité… et donc également en ligne.

A priori, sur Internet, l’écriture numérique semble difficile à interpréter, sans qu’il soit possible de distinguer le premier du second degré. L’avènement des réseaux sociaux comme moyens de communication a accentué la complexification de nos échanges, où l’humour et le second degré sont devenus les principaux moyens d’expression. L’utilisation des mèmes, des emojis, et autres GIF permettent alors de distinguer le premier du second degré, en remplaçant les différentes expressions corporelles censées établir une connivence avec l’interlocuteur. L’ironie se serait ainsi vidée de son pouvoir originel de contestation en devenant une interaction sociale classique sur Internet. 

Cette ambivalence de la communication sur Internet, marquée par le double sens et la variété des interprétations, peut tant conduire à un sentiment d’appartenance au sein d’une communauté plus large, qu’à des divisions entre les utilisateurs, et à des tensions au sujet de messages plus tranchés, écrits au premier degré. Dans ce contexte, certains utilisateurs plaident pour plus de “sincérité” et d’“authenticité” dans les échanges sur les réseaux sociaux.

Autant de problématiques qui sont au cœur de l’ouvrage d’Alexandra Profizi, docteure en littérature comparée, Le temps de l’ironie. Comment Internet a réinventé l’authenticité (Editions de l’Aube, 2020). Elle y explore le maniement de l’ironie sur Internet et les possibles confusions que son interprétation peut entraîner, tout en pointant le paradoxe de la recherche de l’authenticité en ligne, où tout et son contraire peut être dit.

Comment, à ce titre, réinventer l’authenticité dans nos échanges en ligne, marqués avant tout par la mise en scène de soi ? L’omniprésence de l’ironie est-elle le signe d’une époque qui cherche à dévaluer la vérité ? D’où vient le formatage de nos modes d’expression en ligne ? Peut-on tout dire sous couvert d’humour ?  

Rendez-vous le mardi 23 mars à 17h30, sur YouTube, pour participer au débat en présence d’Alexandra Profizi.

Aux Sources du Numérique, un rendez-vous mensuel, produit avec Renaissance Numérique, autour d’auteurs de livres sur les questions de numérique et société, fort de plusieurs dizaines d’éditions. Chaque mois, nous prenons le temps de rencontrer des auteurs comme Dominique Pasquier, Marie Bergström, Patrice Flichy, Dominique Cardon ou Jean-Gabriel Ganascia, qui éclairent ces grandes questions. À cette occasion, nous produisons des entretiens.

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