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Jean François  Porchez  : «  Je n’apprends pas seulement aux gens à dessiner des lettres.  » 

Publié le

Par Alice Mikowski

Consultante éditoriale

Jonathan Mignot

Directeur de création

et Romain Maeckelberg

Directeur artistique et Motion designer

Très attaché à l’Histoire  mais bien ancré dans le présent, homme de terrain comme de palais, aussi artiste dans l’âme  qu’il est attentif à  la réalité sociale de son époque…  Jean François  Porchez  est  l’interlocuteur idéal pour  Spin/off. 

Pionnier de la typographie digitale, il est le  fondateur de  TypeParis, un programme international de création de caractères, mais aussi de  Typofonderie, et de  ZeCraft, agence de design typographique.  Pédagogue et investi,  lauréat de  nombreux prix, il est notamment le créateur du  Parisine, le caractère  du métro parisien  ou encore de l’Aiglon, utilisé par  Emmanuel Macron depuis son élection à la présidence de la République. 

Jean François  Porchez  nous a accueilli chez  Typofonderie, à Clamart, pour un échange plein d’érudition et de générosité, ponctué d’ouvertures inopinées de  certains  des livres  qui  débordent  des étagères de  ce bureau de passionné.  

Jean François Porchez

Jean François Porchez est un créateur de caractères typographiques français. Il dirige la fonderie typographie Typofonderie et accompagne d’autres créateurs. En parallèle, il est à la tête de ZeCraft, une agence de design typographique qui imagine des caractères pour des entreprises.

En  bref

  • La typographie  est d’abord un travail sur l’ensemble des connotations de la forme, et n’a pas vocation à transformer la société   
  • Ce qui importe le plus Jean François  Porchez  lorsqu’il dessine un caractère, c’est la cohérence historique et l’appropriation des utilisateurs   
  • La tradition graphique française est plus cartésienne et rigoureuse que ce que l’on pourrait penser !  
  • Les attributs des transports publics  sont les véritables logos d’une ville  
  • Le caractère à empattement  pour  présidentialiser la parole d’un candidat, d’Hillary Clinton à Emmanuel Macron  
  • Pour Jean François  Porchez, le typographe est peut-être bien un artiste avant d’être un designer   

C’est quoi, pour vous, la typographie ?  

Jean François Porchez : La typographie, c’est d’abord un travail sur la forme.  Ce qui m’intéresse, ce sont les connotations de la forme  : l’expressivité des formes qui composent nos alphabets, ses référents historiques ou sémiologiques… Pas simplement la forme plastique en tant que telle, mais ce qu’elle essaie de raconter, même si elle est abstraite. Ce qui me tient à cœur, c’est de donner  du  sens à la forme et d’essayer d’expliquer cette démarche, d’être dans la pédagogie.  Au sens large  :  je n’apprends pas seulement à des gens à dessiner des lettres.  Ce qui est intéressant,  c’est  d’être au carrefour de tout un tas de disciplines  aidant à la réflexion, de se rencontrer dans des conférences, et  de partager de la connaissance.

« Ce qui m’intéresse, ce sont les connotations de la forme. » 

Est-ce que  vous considérez que  la typographie peut transformer la société ? 

Non, ce sont les humains qui peuvent transformer la société  ! La typographie, comme le graphisme, est au service d’un message et des idées. Tout le monde se souvient des affiches de mai 1968, mais ce ne sont pas ces affiches qui ont changé la société de l’époque  !

Alors, évidemment,  la typographie c’est historiquement le  livre, donc ça permet de diffuser la connaissance.  On entend beaucoup les gens de l’écrit dire qu’avec le digital, tout fout le camp, la culture s’en va,  etc.  Tout un tas de clichés. Or moi je dis souvent  : non, la typographie reste, ce qui change, c’est le support. Le contenu reste, et, pour transmettre le contenu, la typographie est fondamentale. Tout le code qui permet de faire de l’intelligence artificielle, c’est de l’écrit. La data, c’est de l’écrit. La pensée humaine, c’est de l’écrit.  C’est de la typographie, il faut des lettres. Avec l’oralité de l’Antiquité, on transmettait un message d’une personne à l’autre. Aujourd’hui, la data permet de transmettre un message à des millions de gens simultanément.

« L’appropriation des utilisateurs est fondamentale. »

C’est quoi, une typographie réussie ?  

L’appropriation des utilisateurs est  fondamentale. Qu’il s’agisse d’un caractère que je créerais de mon propre chef ou d’une commande, ce qui m’importe c’est que ceux qui ont affaire à ce caractère l’identifient dans son unicité,  en l’associant soit à la personne ou à l’entreprise  qui me l’a commandé, soit à l’univers auquel je souhaite qu’il soit associé.

J’ai vu récemment un tweet d’une fonderie de caractères norvégienne qui disait,  en substance,  « Ok le  wokisme  c’est super, on combat pour l’égalité… Mais enfin  ils sont bien marrants, mais ils nous imposent  de l’Helvetica  avec une mise en page suisse pour nous expliquer qu’il faut porter les valeurs de l’égalité, de la diversité,  etc. »  Et, c’est vrai,  l’Helvetica  c’est quand même un truc des années  1950  devenu super totalitaire pour un monde uniformisé. Cette typo n’évoque pas la diversité dans sa forme, c’est complètement contradictoire. La typographie doit avoir une cohérence dans sa forme par rapport au message qu’elle porte. Cela ne veut pas dire non plus qu’on doit écrire le texte avec plein de lettres de toutes les couleurs, mais il faut être subtil, entre les deux, il y a une marge.

C’est comme  cet étudiant suisse qui a proposé de développer un caractère dit  «  inclusif  »  : je regarde cela d’un œil critique.

Il me semble qu’il y a deux problèmes principaux.  Il ne s’occupe que du français, donc ce n’est pas réellement inclusif. En plus, le masculin et le féminin ne sont pas forcément les mêmes selon la langue. Et puis, techniquement  : il invente de nouvelles règles, mais qui décide si elles sont dans les ordinateurs  ?  Ça devient compliqué. Il y a l’Unicode, c’est un consortium qui gère les  140 000 caractères qui permettent de couvrir l’ensemble des systèmes d’écriture du monde entier.  Donc, quand quelqu’un écrit en éthiopien, sa lettre, lorsqu’elle arrive dans l’ordinateur, elle n’est pas perdue.  Avant on perdait tout, maintenant un code est donné à chaque lettre  : ça, c’est inclusif et universellement plus accessible.

« Avant on perdait tout, maintenant un code est donné à chaque lettre : ça, c’est inclusif et universellement plus accessible. »

Comment voyez-vous  la culture typographique française  ?

 

Typographiquement, le monde occidental est schématiquement partagé en deux  : les pays du Nord et les pays du Sud. La France est un peu entre les deux, mais, habituellement, on dit que les Français ne suivent pas les règles, que ça part dans tous les sens. Et puis,  quand j’ai fait le  Safari typo !, je me suis rendu compte qu’en fait notre identité typographique était super rigoureuse et construite à Paris  ! Beaucoup plus qu’en Grande-Bretagne où, sur les devantures des pubs,  par exemple, on trouve des couleurs, des ombrés. C’est comme en Allemagne on se dit  «  Oui en Allemagne, toute la signalétique est en Helvetica, les immeubles sont gris, c’est sobre et lisible, etc . »,  mais il y a des publicités vraiment médiocres avec écrit tout en capitales avec des ombrés partout, dans toutes les couleurs. Serions-nous plus rationnels et cartésiens que les Allemands ? Il y a la caricature et la réalité,   le graphisme pour les graphistes et le graphisme réel, dans les rues des villes.

« Il y a la caricature et la réalité,  le graphisme pour les graphistes et le graphisme réel, dans les rues des villes.  »

Pouvez-vous nous parler  du  Parisine, que vous avez créé  pour le métro parisien  ?

 

J’ai créé  le  Parisine  durant  l’été 1995. La  RATP est constituée de plusieurs réseaux qui ont été réunis, de sorte que le style architectural des stations n’est pas forcément le même partout. Dans les années 1970,  Adrian Frutiger  dessine un caractère, le Métro, qui est la synthèse de tout ce qui existe dans les différents réseaux  :  c’est nouveau, mais ça s’adapte à l’existant. Quelques temps plus tard  sort le RER,  et Roger Tallon fait dessiner par Albert Boton, un créateur de caractères un genre d’Helvetica  avec des bouts arrondis. Au début des années 1980, une identité visuelle est lancée pour la RATP avec du Gill Sans, et le nouveau symbole RATP stylise la Seine en visage féminin. Puis, au début des années 1990s, Jean  Widmer qui a signé des identités institutionnelles inscrites dans notre patrimoine graphique, est chargé de faire un nouveau système pour les bus, et choisi l’Helvetica. Cela ne s’explique pas seulement parce qu’il est  d’origine Suisse, mais parce qu’il n’y a pas beaucoup de possibilités viables dans cette période ; et que c’est difficile d’obtenir des fontes numériques.

Le Parisine Plus par Jean-François Porchez

Le Parisine Plus par Jean-François Porchez

Quand la RATP vient me voir, elle me dit vouloir son  Helvetica. Je leur réponds que, déjà,  c’est impossible d’un point de vue légal. Et que je vais leur dessiner un nouveau caractère. Le brief que je me fais, il est excessivement simple  : faire que le caractère garde la rigueur de l’Helvetica, mais  avec  une certaine rondeur, une certaine ouverture qu’on trouve dans le Gill Sans employé pour l’identité de la RATP en 1982, que j’adore. Or l’Helvetica  a une connotation industrielle. Et puis je veux aussi améliorer la lisibilité de l’Helvetica. Le Parisine ne  devra pas être trop rébarbatif pour celui qui vient de Boissy-Saint-Léger, qui  a  son RER en retard tous les jours et qui est saoulé de rentrer à la maison le soir après trois quart d’heures de métro. Je me dis que ce futur Parisine, au service des usagers, est démocratique.

Quand les touristes prennent le métro pour la première fois et qu’ils sont perdus, ils doivent pouvoir se repérer facilement.  Après, c’est comme dans tous les caractères typographiques, ce qui compte, c’est l’usage. Ce n’est pas moi qui décide. Quand vous allez à New York, à Paris ou à Londres, qu’est-ce que vous ramenez comme attribut de la ville  ? Si vous voulez ramener autre chose que la Statue de la Liberté, la  tour  Eiffel ou le London Bridge,  vous ramenez un attribut qui fait penser aux transports publics  ! C’est le vrai logo d’une ville.

Le Parisine, pour la RATP

Que pensez-vous des  propositions typographiques qui sont faites dans le cadre du Grand Paris  ?

Le sujet du Grand Paris est complexe  : il y a un aspect politique en plus de l’aspect design.
La communication est importante, mais, si on enlève le budget dédié à la communication, on peut avoir la tentation de faire de la communication en lieu et place du design, c’est une fausse route. La communication, c’est éphémère, on raconte une histoire pour valoriser un service. L’identité,  c’est  des choses pérennes. Pour moi, mettre un logo de 4m de long sur un train Île-de-France Mobilités  (certains détournements y plaçaient la photo de Valérie Pécresse), c’est un contre-sens. On ne vend pas une marque, mais un service quotidien aux usagers.

Vous avez imaginé le caractère Aiglon pour la campagne d’Emmanuel Macron puis continué de travailler pour  l’Élysée  ensuite  : qu’est-ce que cette expérience a représenté pour vous  ?

Alors déjà il y a le contexte. Le fait que je sois consulté par Thibault  Caizergues  (le directeur de création d’Emmanuel Macron, ndlr) alors que j’étais déjà engagé pour En Marche, sur le terrain. Même si je suis issu d’une famille politisée, En Marche est mon premier engagement, en 2016,  donc cette sollicitation a forcément eu une résonance particulière.
Je leur ai proposé un nouveau lettrage pour un autocollant  «  Liberté, égalité, fraternité  »  de la campagne.  Ce lettrage était issu de l’Aiglon en cours de création.

J’ai été très marqué par l’exemple de  la campagne présidentielle d’Hillary Clinton.  À  un moment de sa campagne, peu avant l’investiture démocrate, Jennifer Kinnon, la directrice de création fait l’acquisition du PS Fournier que nous venions de publier chez Typofonderie après plusieurs années de travail. Une création de Stéphane Elbaz, un de mes anciens étudiants. Parce qu’elle passe les primaires, elle se dit qu’elle doit avoir  une  légitimité plus grande, qu’on doit la mettre dans son habit de présidente, et ça passe par un caractère supplémentaire en addition à la linéale (sans empattements) déjà en usage. Le rôle du PS Fournier, un caractère à empattements, c’est de présidentialiser sa parole.  Le Fournier a quelque chose de très particulier  : c’est le caractère utilisé dans L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, c’est celui des placards de la Révolution française. L’antithèse du Garamond, dont le grec est une commande de Louis XIV… Le PS Fournier est universaliste, il porte, de par son histoire, l’esprit des Lumières.

J’avais raconté cette histoire à Thibault  Caizergues, et, à un moment de la campagne d’Emmanuel Macron, il m’a dit «  Oui, c’est une bonne idée, on va prendre un caractère à empattement.  ».  J’ouvre Adobe Illustrator, je teste quelques caractères de ma collection, dont le Mencken. Il sera utilisé pour porter la parole du futur président. C’est aussi le caractère du  «  Make  Your  Planet  Great  Again  ».  Lorsqu’ Emmanuel Macron est élu président de la République, ça fait presque deux mois qu’il utilise du Mencken en addition au Gill Sans  : ce dernier est utilisé pour les messages électoraux, et, dès qu’il y a du verbatim, c’est en Mencken, comme pour mieux présidentialiser la parole. Les premiers mots du  Président sur les réseaux sociaux seront écrits dans ce caractère-là. Mais,  peu après l’arrivée d’Emmanuel Macron à  l’Élysée, ils m’ont dit que le gros œil (taille des minuscules importantes, ndlr) du Mencken ne fonctionnait pas très bien, qu’ils voulaient utiliser du Garamond.  Je leur  ai dit  que le Garamond c’était  le caractère de Louis XIV, c’était  anti-révolutionnaire.  Le bouquin de Macron c’est  Révolution, on  ne  peut pas prendre du Garamond, ce n’est pas possible  ! C’est là que je leur ai  parlé du  PS Fournier en addition à l’Aiglon que Thibault avait repéré sur l’autocollant. Deux ans seront nécessaires pour décliner l’Aiglon en 5 chasses et 80 séries.
Le caractère doit refléter une culture. J’avais  au fond  de moi l’envie de faire un caractère profondément ancré dans notre culture française, inspiré par les lettrages d’enseignes, les frontons des écoles, et bâtiments institutionnels… Et le hasard a voulu que j’aie l’occasion de le faire pour le palais de  l’Élysée.

L'Aiglon, par Jean-François Porchez

L'Aiglon, par Jean-François Porchez

Si on revient sur les liens entre récit et typographie  :  est-ce  que vous avez l’impression que vous participez au processus de création du récit ou est-ce que vous voyez votre rôle comme une façon de faire vivre un récit préexistant  ? 

Moi je ne suis pas Thibault  Caizergues. Je créé des caractères, ils évoquent quelque chose. Après, ce que le Président ou son équipe de communication en perçoivent, même si ça m’intéresserait de le savoir, je n’en ai aucune idée. Je n’accompagne pas le message.

C’est l’usage qui fait le caractère, ce n’est pas sa conception, ni sa production, c’est l’appropriation. Si on prend l’exemple d’Obama par exemple, le Gotham devient le caractère d’Obama car Obama lui donne une portée internationale de transformation, de changement, d’un nouveau monde.

L'Aiglon, pour l'Elysée

Pourquoi ou pour qui créez-vous des caractères  ? 

Quand je crée un caractère, je crois que j’ai une histoire avec le caractère que je suis en train de créer. Et je crée toujours dans un respect très fort de notre Histoire, car le passé, les références graphiques et typographiques, pour moi, c’est très important. C’est ce que j’exprime dans un caractère.
Pour qui  ? Je n’en sais rien  ! Si je n’ai pas de commande, pour personne  !  Dans ce sens-là, c’est un projet artistique. La différence entre un designer et un artiste, c’est que le designer répond à une commande. L’artiste, il a un chemin de vie qui s’est construit, et c’est lui qui se fixe ses propres contraintes, qui décide où il veut aller.

Pour en savoir plus sur les travaux de Jean-François  Porchez

Rendez-vous sur  Typofonderie

Et pour poursuivre, on vous invite à explorer    Zecraft  et le programme  TypeParis.

Glossaire

Caractère à empattement = en typographie, il s’agit des extensions qui se trouvent à l’extrémité de certains caractères.

Linéales ou caractères sans empattements = il s’agit de caractères sans pleins et déliés, sans empattements, dont la forme est apparue au cours du XIXe siècle.

Chasse : Si la graisse est le terme générique pour décrire les light, regular, bold, black d’une famille typographique, la chasse est le terme général pour décrire les condensed, narrow, large, extended d’une famille typographique :

Condensed = serré

Narrow = étroit

Large = large

Extended = large

Adrian  Frutiger  (1928-2015) :  Typographe suisse, célèbre pour avoir créé le premier caractères en 21 séries et plusieurs chasses en 1957, l’Univers. En 1973, pour l’aéroport de Roissy il imagine un nouveau caractère de signalétique qui portera son nom, utilisé depuis dans le monde entier.

Roger Tallon  (1929-2011)  :  Pionnier du design industriel, à l’origine de la montre Lip, du design des trains Corail, du TGV Atlantique ou encore de la signalétique du RER.

Unicode =  Système de codage permettant d’échanger des textes à l’échelle planétaire.

Jean Widmer, né en 1929  :  Graphiste originaire de Suisse issu de la tradition du  Bauhaus et de la Nouvelle Typographie. Il a débuté au Jardin des Modes, aux Galeries Lafayette. Il est à l’origine de nombreuses chartes graphiques comme celle du  musée  d’Orsay avec Bruno  Monguzzi, de la Galerie nationale du Jeu de Paume ou encore de la Bibliothèque nationale de France.

En savoir plus sur les auteurs

Alice Mikowski

Alice Mikowski

Consultante éditoriale

Alice est consultante éditoriale chez Spintank. Elle aime rencontrer des êtres engagés dans ce qu’ils entreprennent et mettre en récit leurs visions et leurs projets, avec le goût de la sincérité et de la nuance.

Jonathan Mignot

Jonathan Mignot

Directeur de création

Jonathan s'est toujours intéressé aux signes, à leur portée universelle, à la manière dont ils nous permettent d'entrer en résonance avec le monde. Il est directeur de création chez Spintank, et assure la cohérence et l'impact des marques que nous accompagnons.

Romain Maeckelberg

Romain Maeckelberg

Directeur artistique et Motion designer

Romain s’intéresse depuis toujours à l'art sous toutes ses formes. Directeur artistique et Motion designer au sein de Spintank, il jongle entre l'animation et le fixe à fin de créer une cohérence entre discours et supports.

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