Covid-19 : le jour d’après n’existe pas

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Le jour ou le monde d’après est devenu une obsession pour beaucoup d’entre nous. Pourtant, la période dans laquelle nous entrons, à l’aube d’un probable déconfinement est un état intermédiaire et indéfini qui ne ressemble ni à l’avant, ni à l’après, mais qui va durer bien au-delà du 11 mai. Si maintenir les liens avec les publics reste la priorité, une nouvelle exigence relationnelle est à construire, elle peut être vitale.

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Covid-19 : le jour d’après n’existe pas

Le jour d’après nous obsède. C’est une évidence. Celui-ci mêle maladroitement nos envies de sortir du confinement et de se projeter tout de suite vers un présent différent, tirant les leçons de la crise et accélérant les transformations de notre société. Faut-il attendre sagement le 11 mai sans savoir de quoi cet après sera fait ? De files d’attente devant la réouverture d’un magasin Hermès, d’une folle envie de Whopper, de nouvelles marches pour le Climat ou d’une révision profonde de nos modes de consommation ? L’après est une fabrication : si le scénario de sortie de crise n’est pas encore connu, les rôles s’attribuent dès maintenant.

Passés la sidération, la multiplication des signaux de « care » et d’engagement émis par la plupart des organisations, nous entrons dans une nouvelle période indéfinie, un état intermédiaire, qui ne ressemble ni à l’avant, ni à l’après, mais qui va durer bien au-delà du 11 mai. S’adapter au contexte, maintenir le lien avec vos publics, c’est déjà fait et ça continue. Le contexte reste puissant et oriente les mots et les actes, jusqu’à redéfinir l’utilité d’une marque. Une nouvelle exigence relationnelle est à construire, elle peut être vitale.

La nature indéfinie de cette période force le changement, motive l’initiative dans ce qu’elle a de plus spontané et enthousiasmant ! Le début de la crise nous a montré que des moyens, qui nous paraissaient inconcevables ou compliqués il y a quelques mois, nous sont devenus acceptables voire indispensables. Alors, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? D’autant que les entreprises sont attendues par les collaborateurs, héros du quotidien ou forçats du télétravail, les actionnaires, avec ou sans dividendes, et vos clients qui cultivent au gré des signaux leur préférence et leurs raisons de croire en votre avenir. Si une attitude humble reste de mise, le champ des possibles est grand et accessible :

D’abord, assumer une posture apprenante. Aujourd’hui, les inconnues sont partagées, alors autant les assumer et apprendre avec et de ses publics en toute transparence, et des publics internes en particulier.

Chercher la proximité dans le dialogue. On ne compte plus les likes, on cherche la relation, l’ouverture vers la société. Un premier live sur Twitch, une enquête participative, une série de webinars ? A distance, on peut aussi se rapprocher.

Faire le récit de l’essentiel : se raconter en économisant l’attention sur ce qui vous rend unique ou utile aujourd’hui aux yeux de la société. Ça veut peut-être dire dévier de votre trajectoire…

Au-delà des mots, imaginer les nouveaux services. Relocalisation de l’activité, développement du télétravail, généralisation des règles de la distanciation sociale, revalorisation de vos engagements sociétaux … l’impact de la sortie du confinement sur vos activités constitue aussi un terrain d’expérimentation propre à l’évolution des services et de votre posture relationnelle.

Ces premières intuitions esquissent déjà le portrait d’une entreprise contributrice, ouverte et architecte d’un collectif en mesure de se projeter dans le jour d’après… mais pas tout de suite. On y travaille ensemble ?

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